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Stage avec Eric Ancelet

Le week-end du 30 et 31 mars 2019 se tiendra au Ottus Ranch un stage donné par le Dr Eric Ancelet

Eric Ancelet (vétérinaire et psychothérapeute) et créateur de la société Ohm Bioalternatives propose une approche holistique de la médecine équine.

Au cours du stage, les thèmes suivants seront abordés:
– Connaissances de l’espèce équine
– Physiologie digestive des équidés et de quels aliments ont-ils besoin?
– L’immunité et « défenses naturelles », origines et sens de la maladie
– La médecine conventionnelle et les médecines alternatives
– Présentations de différentes maladies ( allergies, syndrome métabolique équin, maladie de Lyme…)
– Les vers, le parasitisme, comment gérer cela?
– Concepts d’écothérapie et de permaculture

Pour vous inscrire, c’est ici: https://goo.gl/forms/bzVa3HQ9bhdljF5C3

Pour toute question: association@ottusranch.com

Pour en savoir plus sur Eric Ancelet et les produits de phytothérapie ou gemmothérapie Ohm, rendez-vous sur la page: http://www.ohm-bioalternatives.com/notre-approche/

 

L’hébergement de chevaux : où, quand, comment ?

Cet article fait parti d’une suite d’articles qui commence par celui-ci : L’hébergement des chevaux, que de questions

Comme indiqué dans le précédant article (ici), comprendre qui est le cheval, c’est déjà répondre en grande partie à la question de l’aménagement de son espace de vie. Ainsi nous avons débuté notre réflexion en partant des besoins des chevaux : mouvement, troupeau, alimentation adaptée, stimulation cognitive. Nous avons ensuite réfléchi à la façon de concilier ces besoins avec les terrains à notre disposition et l’environnement, pour ne pas dire l’écosystème, qui s’étend autour de nous dans le nord du Limousin, à la limite de la Marche Limousine.

D’autres individus ou groupes d’individus sont également parvenus au même constat (et bien avant nous) et ont proposé des modèles d’aménagement d’environnement de chevaux. Le modèle le plus connu est probablement le Paddock Paradise®. Ce système, proposé par Jaime Jackson, s’inspire des observations qu’il a mené sur des mustangs dans la région de Great Bassin aux Etats-Unis. Le modèle propose de mettre en réseau différents espaces, comportant les ressources nécessaires à la vie du cheval (nourriture, eau, abri, jeu, etc.) grâce à des couloirs de quelques mètres de large. Répartir les ressources invite le cheval à se déplacer pour assouvir ses besoins. Toutefois d’autres modèles existent également, leur dénominateur commun est d’inviter au mouvement les chevaux en éloignant les ressources, la plupart proposent également d’avoir un regard attentif sur l’alimentation des chevaux.

Au Ottus Ranch, notre modèle d’hébergement est en accord avec le modèle proposé par l’association Equi-Pistes. En 2018, l’association a défini son système d’hébergement ainsi :

Une équi-piste est un système d’hébergement dont l’objectif principal est d’inviter les équidés à l’expression d’un mouvement fluide et continu. Il s’inscrit dans une démarche éthique globale souhaitant répondre aux différents besoins de l’espèce équine, mais également de préserver, voire d’améliorer, l’environnement dans lequel ils évoluent. Ce système doit aussi conduire à une charge de travail raisonnable et adaptée pour l’utilisateur.

Un cahier des charges a été rédigé afin de donner des lignes directrices, je vous invite à aller consulter pour plus d’informations.

Cahier des charges : qu’est-ce qu’une équi-piste ?

Au-delà de l’hébergement du cheval, au sens strict, la vision proposée par cette association est de donner au cheval un rôle actif de la gestion de son environnement ; le tout sans oublier des respecter l’humain. Dans cet article, nous allons surtout nous concentrer sur l’aménagement des espaces de vie, les relations entre chevaux, environnement et humain seront abordés dans un prochain article.

Et concrètement ?

Le Ottus Ranch dispose de deux équi-pistes aménagées selon les principes du cahier des charges : des espaces plus larges reliées entre eux par des pistes. La notion d’espace larges est essentielle, on pourrait limiter la perception d’un hébergement sur piste à ses pistes, toutefois cela serait une erreur. Les chevaux vivent, mangent, jouent, boivent, dans les espaces larges. Les pistes ne sont que des espaces de transit et non des lieux de vie. C’est pourquoi il est important que celle-ci ne soient pas trop larges, elles doivent inviter au mouvement.

Les chevaux vivent en extérieur toute l’année, en groupe. L’aspect sécuritaire est primordial pour nous, les pistes sont conçues de façon à ce qu’il n’y ait pas de cul de sac, afin de laisser la possibilité au cheval d’exprimer ses instincts de fuite s’il le juge nécessaire. Un soin particulier est porté aux clôtures et à leur entretien. Nous visons également à établir une relation de confiance avec tous les chevaux, notamment en croisant leur chemin plusieurs fois par jour dans leur espace de vie.

La notion d’espace de vie, celui des chevaux, celui des humains et leur interface est très importante au Ottus Ranch et nous y nous reviendrons un peu plus loin dans cet article. Une relation de confiance, basée sur le natural horsemanship et certains principes véhiculés par l’équitation dite éthologique, guide notre façon d’interagir avec le cheval. Notre approche permet d’avoir une relation harmonieuse exempte de rapport de force. Qu’il s’agisse d’un contrôle de routine pour s’assurer que le cheval est en bonne santé ou lors de soins essentiels, notre approche nous permet de que ces opérations se déroulent sans risque, ni pour le cheval, ni pour l’humain.

Les équidés disposent d’une alimentation à base de différents types de fourrages secs ou frais en fonction de la période de l’année. En effet, la gestion de l’alimentation est réfléchie en fonction des besoins nutritifs des chevaux, du stade végétatif des plantes, du respect d’un temps de repos suffisamment important pour ne pas nuire à la bio-diversité. Pour ce faire, nous gérons nos prés selon un principe inspiré du pâturage tournant.

Chaque équi-piste dispose de ses particularités, car chacune a été imaginée et aménagée en fonction du relief et de la végétation naturellement présente. Cela fait aussi partie de la conception intégrée à l’environnement qui nous est chère au Ottus Ranch.

L’équi-piste de la vallée est installée sur une parcelle de 6ha, divisée en 6 parcelles. Cette équi-piste dispose d’une piste de 1km de long pour une largeur comprise entre 3 et 5m et compte 10 zones plus larges et 18 points d’intérêts alimentaires (poteau sur lequel un filet à foin peut être accroché). Cette piste dispose d’un abri artificiel, un « faux arbre » pour se gratter, un point d’eau artificiel, ainsi qu’un espace de roulade.

L’équi-piste de l’étang est installée sur une parcelle de 8 ha, divisée en plusieurs parcelles. Une piste de moins de 2km chemine sur la parcelle (largeur entre 2m et 6m) et conduit les chevaux vers 7 espaces plus large où se trouve 11 points d’intérêts alimentaires. Les chevaux peuvent accéder à un point d’eau naturel, un abri artificiel, ainsi que plusieurs zones où ils peuvent accéder à des arbres pour se gratter ou s’abriter.

Il est important de ne pas oublier que le processus d’aménagement n’est pas statique. Comme mentionné en début de cet article : ce qui est statique disparaît, seul persiste ce qui s’adapte. Cela est valable pour les êtres vivants, mais également pour les méthodologies, les connaissances et bien sûr nos aménagements. Ainsi nous pratiquons une veille active au quotidien, c’est-à-dire que nous observons les comportements des chevaux pour détecter d’éventuels problèmes que nous essayons de corriger dans une perspective équine.

Pour formaliser le raisonnement, cela signifie qu’une analyse récurrente est réalisée afin d’évaluer l’adéquation entre les aménagements et le comportement des chevaux. Si une anomalie est détectée, une analyse situationnelle est entreprise. Lors de cette analyse situationnelle, nous décortiquons la situation en l’interprétant avec la perspective équine, puis nous mettons en place des mesures correctives.

Par exemple, nous constatons qu’un espace large est peu utilisé par les chevaux (on ne les y voit que rarement et il n’y pas de crottins à cet endroit) alors qu’il est imaginé pour que les chevaux s’y sentent bien et y reste. La prochaine étape sera de se demander qu’est-ce qui peut rendre l’endroit plus intéressant ou moins inintéressant pour les chevaux. En réflexion humaine, on pourrait se dire qu’il suffit de rajouter de la nourriture, mais est-ce aussi le cas si l’on se place dans une perspective « cheval » ? Pas forcément, en analysant l’endroit, on constate que la place n’offre pas un dégagé suffisant pour que les chevaux puissent voir les différentes possibilités de fuite. Ainsi le tracé de la piste est modifié pour leur offrir la possibilité de se positionner différemment et d’apercevoir les différents voies d’accès. Depuis la modification, on observe les chevaux à cet endroit et l’on y trouve des crottins.

Nous développerons l’aspect du processus continu d’amélioration de l’aménagement, ainsi que les différents facteurs permettant d’inférer le comportement des chevaux, dans un autre article (à chaque lecture suffit sa peine).

Au delà des mots, cela signifie qu’il faut rester ouvert aux feed-back fournis par les chevaux et toujours chercher des solutions allant dans le sens des besoins fondamentaux des chevaux.

Ces quelques explications clôturent la partie consacrée au « comment ». Ainsi nous avons donc mis notre énergie pour aménager un système d’hébergement constituant un environnement de vie qui se rapproche le plus possible des besoins fondamentaux des chevaux que nous appelons le monde des chevaux.

Ceci permet d’ouvrir une courte parenthèse (si, si, promis) et d’approfondir la question soulevés ci-dessous sur ce que j’appelle le monde des chevaux. En parallèle à ce monde, co-existe le monde des humains, qui répond aux besoins des humains. Ces mondes, comme je les appelle, sont l’environnement physique et émotionnelle qui correspondent aux besoins des différents acteurs. A l’interface entre le monde des humains et le monde des chevaux se trouve une zone correspond aux besoins des chumains. Cette zone, où chevaux et humains interagissent, est extrêmement riche et intéressante (tout comme en permaculture, ce sont les zones à l’interface entre deux espaces qui sont les plus riches).

Mais pourquoi séparer ces deux mondes ? L’humain et le cheval n’ont pas les mêmes besoins, ni le même fonctionnement et cela serait un affront aux chevaux que de les anthropomorphiser. Ce sujet sera approfondi dans un prochain article (fin de la parenthèse comme promis).

Venons-en aux questions du « où » et du « combien ».

Nous n’avons souvent qu’un choix limité quant à la première question, le monde des possibles n’est pas infinis dans l’espace dans lequel nous vivons et nous sommes souvent contraint d’aménager nos infrastructures où cela est possible compte tenu des contraintes administratives ou financières. Toutefois si l’on a le luxe de pouvoir choisir un terrain, j’opterais pour un terrain vallonné, mais disposant de surface plane, avec un végétation variée, des ressources hydriques et de bosquets pouvant servir d’apport fourrager, de lieu de vie abrité. Le Ottus Ranch regroupe la plupart des ces qualités, bien que nos ressources arboricoles soient faibles. Ainsi ces prochaines années, nous nous engageons dans une plantation massive de haies, brise-vent et fourragères, afin de développer nos ressources arboricoles. Une évolution vers l’agro-foresterie est aussi envisagée.

Et « combien ? » C’est une question récurrente, combien de cheval sur quelle surface ? La sagesse campagnarde disait 1 hectare pour 1 cheval, est-ce toujours vrai ? Oui et non, en fait ça dépend de beaucoup de choses.

Au Ottus Ranch, notre facteur limitant est la taille des abris : nous souhaitons que chaque cheval puisse trouver une place dans un abri si les conditions météorologiques le nécessitent. Le second facteur limitant est la longueur de la piste, ainsi que la superficie des espaces larges. Une piste de 2km ne comportant que deux zones de petite taille ne pourra pas accueillir autant d’équidés qu’une installation de 600m comptant de nombreuses zones larges et accueillantes. Le dernier critère, et pas des moindres, est la capacité à abreuver et alimenter les équidés présents : compte-t-on uniquement sur l’herbe ? Combien de tonnes de foin ai-je à ma disposition ?

Il y a de nombreuses autres questions à développer : que faire des crottins ? Comment favoriser la circulation sur les pistes ? Ces questions allongerait cet article, mais elles trouveront leur place dans de futurs articles.

 

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L’hébergement des chevaux : pour qui ?

Cet article fait parti d’une suite d’articles qui commence par celui-ci : L’hébergement des chevaux, que de questions

Dans cet article, je donne une réponse à cette question simple, en apparence en tout cas :

Au fait, cheval, qui es-tu ?

Le cheval serait, à la lumière des dernières recherches, le lointain descendant de hyracotherium. Anciennement connu sous le nom d’eohippus, ce petit mammifère, de la taille d’un renard vivait en zone forestière il y a environ 60 à 45 millions d’années. Il se nourrissait de jeunes pousses d’arbres, marchait sur des coussinets (comme les chiens) et 4 doigts.

C’est un chemin long de près de 50 millions d’années qui conduit vers equus (environ 4 millions d’année), l’ancêtre direct de l’équidé moderne. Tout au long de ce parcours, cela signifie qu’environ 10 millions de générations de lointains parents à notre compagnon préféré se sont succédé. Cela signifie qu’il y a eu un nombre gigantesque d’essais-erreurs qui ont permis à l’espèce de s’adapter aux changements liés à l’environnement et de sélectionner les individus les plus adaptés. Equus ferrus, le cheval sauvage à l’aube de sa domestication, vivait dans les steppe d’Asie, avec une nourriture variée, mais pauvre. Il avait donc de grandes distances à parcourir quotidiennement pour trouver la nourriture nécessaire à sa survie et à sa reproduction.

Pour l’anecdote, les derniers travaux consultés indiquent qu’eohippus et ses descendants étaient présents à de nombreux endroits sur le globe, mais que c’est très probablement la branche qui s’est retrouvée sur le continent américain qui a engendré le cheval moderne. Pourtant quand les Européens ont accosté sur le continent au 15ème siècle, les chevaux n’étaient plus présent. L’hypothèse la plus vraisemblable est que sous la pression des prédateurs, dont le tigre à dents de sabre (rappelez-vous de l’Âge de Glace), de changements climatiques, d’événements sismiques, et peut-être de l’homme, le cheval a disparu du continent américain il y a environ 16’500 ans. La branche américaine aurait donc gagné les steppes asiatiques par le Détroit de Béring, qui permettait lors de la dernière glaciation un passage aisé entre les continents américain et eurasien. C’est par ce même passage que les hommes sont arrivés sur le continent américain il y a environ 16’000 ans.

La fin de l’histoire du cheval sauvage coïncide avec la début de celle du cheval domestique. N’oublions pas quelques outsiders que l’on peut nommer des chevaux naturels (des chevaux domestiques qui sont retournés à l’état sauvage, comme par exemple les mustangs qui ont trouvé un environnement dans les étendues étasuniennes, quelques dizaines de milliers après que les chevaux aient disparus du continent américain) ou des chevaux ferraux dans l’est de l’Europe ou dans les steppes asiatiques. Cette distinction entre cheval sauvage et cheval domestique peut sembler importante, car tandis que le cheval sauvage est issu de l’adaptation de l’espèce à un environnement, le cheval domestique a été influencé par des choix humains sur la base de critères qui n’étaient peut-être pas ceux qui auraient été retenus par la nature en guise d’adaptabilité à l’environnement.

Prenons un peu de recul, et comparons les manipulations humaines en regard de l’histoire d’Equus. Le cheval naturel, pour les plus anciennes souches, elles ont pu profité d’environ 450 ans de retour à la nature, soit entre 100 et 120 générations, ce qui est négligeable en regard des 10 millions de générations mentionnées précédemment. Le constat est le même pour le cheval domestique, bien que l’on observe régulièrement des chevaux dont le métabolisme est en conflit avec leur environnement de vie (quand on pense Cushing, Syndrome Métabolique Equin, etc.). Toutefois l’histoire du cheval domestique est constituée d’environ 1.100 générations de chevaux qui se sont succédé depuis les débuts de la domestication, environ 3.500 ans avant notre ère. En regard des millions de générations citées précédemment, c’est une pièce de 2 euros posée sur la tranche au pied de la Tour Eiffel.

http://www2.cnrs.fr/presse/communiqe/1549.htm

Cette petite parenthèse généalogique nous permet de comprendre que bien que les chevaux aient pu être influencés par les choix des éleveurs, l’influence humaine sur la génétique du cheval est relativement restreinte en regard de l’influence de son environnement durant des dizaines de milliers d’années.

Mais, me direz-vous, qu’en est-il des chevaux dont le métabolisme est en conflit avec leur environnement ? Le problème n’est pas à chercher du côté de la génétique du cheval qui n’est pas adapté à l’environnement, mais de l’environnement qui n’est plus adapté à la génétique du cheval. On peut raisonnablement penser que ce sont les changements apportés depuis la seconde partie du 20e siècle (utilisation massive d’intrants pétro-chimiques, monoculture, disparition des haies, diminution des espaces, déplacements massifs et aisés des animaux grâce aux transports modernes, etc.) qui ont contribué à l’émergence d’inadéquation plutôt que la modification brutale de la génétique du cheval.

Intéressons nous donc en quelques lignes à la physiologie du cheval pour mieux comprendre son fonctionnement, ses besoins. Ces observations vont nous apporter des réponses pour l’aménagement d’un lieu d’hébergement adapté.

Le présence des deux yeux sur les côtés de sa tête indiquent que le cheval vient d’un environnement ouvert où il doit pouvoir surveiller sur un large champ, donc potentiellement exposé à des prédateurs. C’est un animal de proie. Un animal qui restera craintif et, pour la plupart des individus, répondra à une attaque ressentie par la fuite. Il faut donc que son système d’hébergement lui permette d’exprimer ce comportement.

L’estomac du cheval est de petite contenance (en regard de sa taille) sa digestion est principalement bactérienne (pour la digestion de fibres provenant d’herbe, foin, écorces, bois) et très accessoirement enzymatique (pour lui permettre de digérer ainsi une faible quantité de glucides non structuraux (fructane ou amidon) ou de sucres simples issus de fruits. Il ne s’agit pas d’un ruminant, il ne possède qu’un seul estomac.

En regard de la vie de nomade dans les steppes, tout cela semble logique : les steppes sont des endroits disposant de peu de cachettes pour un animal de proie comme le cheval : lorsqu’il s’agit d’échapper à un prédateur le cheval doit donc être léger et rapide pour courir vite, un estomac chargé ne le permettrait pas ! De ce fait le cheval doit manger très régulièrement (entre 14 et 16 heures par jour selon la majorité des études menées) afin de satisfaire ses besoins énergétiques.

Sa physiologie digestive a également été influencée par la nourriture qu’il avait à sa disposition dans son environnement : principalement des herbes pauvres, des herbes sèches en hiver, de la mousse, des lichens, de l’écorce, des branches, etc. Des grains issus de céréales, oui, mais quelques semaines par année, idem pour les fruits. Tout cela est une nourriture d’exception pour le cheval. D’autant plus que dans l’environnement sauvage, il n’avait pas de vergers, ni de champ de blé, il s’agissait d’un épi par ci et par là, idem pour les arbres fruitiers, au milieu d’une diversité de végétaux. Nous l’avions soulevé quelques lignes plus haut, l’humain avec l’essor de l’agriculture a modifié l’environnement du cheval en mettant à sa disposition de nombreuses ressources alimentaires auxquelles il n’avait historiquement accès que très occasionnellement. Il est donc logique que le système digestif équin ne soit pas conçu pour traiter de grandes doses de sucre. En regard de l’efficience d’un organisme vivant dans un environnement hostile, disposer d’un organe qui n’est utilisé que quelques semaines par année est encombrant.

De ce fait, le cheval doit disposer d’une nourriture à volonté (petit estomac), mais diversifiée et surtout riche en fibres plutôt qu’en sucre (plus de digestion bactérienne qu’enzymatique). Son biote (flore intestinale) est conçu pour décomposer et transformer en éléments assimilables des fibres qui proviennent de tiges de graminées, d’écorce ou encore de bois (fibro-ligneuse). Pour l’hébergeur cela implique, d’éviter l’herbe sucrée du printemps et de l’automne, mais également de fournir une nourriture variée et de lui proposer des fourrages variés comme des arbres fourragers.

http://www.equi-pistes.fr/arbres-fourragers

Nous en parlions avant, le cheval est un animal nomade, ses ressources sont dispersées, il est soumis continuellement à un stress de la part de son environnement. Dans un environnement humanisé, en l’absence de prédateurs et de contraintes, il est tout de même nécessaire pour lui de se déplacer continuellement dans un environnement avec des stimulations pour garder ses sens en éveil. La phrase « le cheval se déplace pour manger et mange pour se déplace », énoncée par le Dr. Eric Ancelet, résume à merveille le fonctionnement du cheval. La bonne compréhension de cette phrase est une clef pour la construction d’un système d’hébergement à même de répondre aux besoins des équidés.

En résumé, le cheval est un végétivore (qui mange des végétaux et pas uniquement de l’herbe), qui a besoin de

  • – stimulation physique (mouvement) avec la liberté de fuir
  • – contacts sociaux
  • – stimulation cognitive
  • – s’alimenter conformément à sa nature de végétivore

Pour nous, au Ottus Ranch, comprendre qui est le cheval et d’où il vient, c’est lui garantir un hébergement adapté à ses besoins fondamentaux. La liste énoncée ci-dessus constitue notre ligne directrice pour l’aménagement de l’environnement des équidés. L’hébergement de chevaux : où, quand, comment ? ce sont les questions que nous aborderons dans le prochain article où nous parlerons de l’hébergement des chevaux au Ottus Ranch.

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L’hébergement des chevaux : pourquoi ?

Cet article fait parti d’une suite d’articles qui commence par celui-ci : L’hébergement des chevaux, que de questions

Avant de s’attaquer à comment, où et combien. Nous allons commencer le tour de ces questions par « pourquoi ». C’est peut-être la question la moins évidente, et celle que l’on se pose le moins souvent… Mais il est bon de se rappeler, de temps en temps, pourquoi est-ce qu’on héberge des chevaux. Que ça soit en tant que simple propriétaire d’équidés, gérant de structure ou dans un rôle situé quelque part entre ces deux statuts.

Que ce soit par passion pour ce noble animal, par conviction, par intérêt économique (un revenu professionnel, un revenu accessoire, héberger son cheval à domicile pour ne pas payer une pension), par praticité, par obligation, ou pour une autre chose, les raisons qui nous poussent à héberger des chevaux peuvent être complexes, variées et souvent interconnectées. Nous n’allons pas entrer dans le détail de ces différentes raisons, chacune pouvant être justifiée à un moment donné. Toutefois, je vous invite à vous demander régulièrement si les raisons qui vous ont poussé à héberger des chevaux sont toujours en phase avec votre situation actuelle, vos envies et vos besoins. Et si ce n’est pas le cas, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour y remédier ?

Au Ottus Ranch, l’hébergement des chevaux fait partie de la mission que nous avons souhaité donné à ce lieu : « héberger chevaux et humains pour des séjours instructifs ou récréatifs ». L’hébergement de chevaux fait donc partie des fondamentaux pour notre structure, mais dans quel but ? En tout premier, nous hébergeons nos propres chevaux. Ces derniers ont eu un rôle important dans le choix de notre professionnalisation dans ce secteur d’activité. De là est apparu clairement que notre motivation principale sera de proposer à nos chevaux un cadre de vie qui encourage l’expression de leurs comportements innés dans un système visant à répondre à leurs besoins physiologiques. Une fois ce choix entériné, deux nouvelles motivations sont devenues des évidences pour nous :

  • faire partager la joie de la vie en troupeau à nos chevaux
  • permettre à d’autres chumains (mot valise faisant référence au couple cheval – humain) de bénéficier de la formule d’hébergement que nous proposons, au coeur de la nature, respectueux des besoins des chevaux et des cavaliers.

L’hébergement de chevaux est une activité encadrée par des règles juridiques, mais également des règles pas forcément obligatoires, mais éthiques, comme les notions de bien-être animalier. Tandis que la France compte des règles sur la détention des animaux dans le Code Rural, ainsi que quelques règles spécifiques aux équidés dans le Code des Sports. Celui-ci ne s’appliquant qu’aux centres équestres.

D’autres nombreux pays ont établis des règles, souvent juridiquement contraignantes, concernant la détention des animaux, et plus particulièrement les équidés. L’IFCE récapitule ces informations dans une fiche.

http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/reglementation/detenteurs-et-proprietaires/reglementation-relative-a-la-protection-et-au-respect-de-lanimal.html

On peut citer, par exemple, le Droit Suisse qui consacre une loi entière à la protection des animaux qui promeut quelques principes, par exemple l’article 6 de la-dite loi contraint «Toute personne qui détient des animaux ou en assume la garde doit, d’une manière appropriée, les nourrir, en prendre soin, leur garantir l’activité et la liberté de mouvement nécessaires à leur bien-être et, s’il le faut, leur fournir un gîte. » Ainsi qu’une ordonnance d’application qui interdit notamment l’utilisation de barbelé pour les chevaux (article 63) ou l’interdiction de détenir des équidés à l’attache (article 59), donc pas de stalle. On voit ici que la législation impose des directives claires en matière de bien-être aux gestionnaires d’hébergements d’animaux, il est existe également de nombreux textes juridiquement non contraignants. Le plus connu est probablement les 5 règles instaurées édictées en 1992 par l’Animal Welfare Council :

  1. Ne pas souffrir de la faim ou de la soif – accès à de l’eau fraîche et à une nourriture adéquate assurant la bonne santé et la vigueur des animaux.
  2. Ne pas souffrir d’inconfort – environnement approprié comportant des abris et une aire de repos confortable.
  3. Ne pas souffrir de douleurs, de blessures ou de maladies – prévention ou diagnostic rapide et traitement.
  4. Pouvoir exprimer les comportements naturels propres à l’espèce – espace suffisant, environnement approprié aux besoins des animaux, et contact avec d’autres congénères.
  5. Ne pas éprouver de peur ou de détresse – conditions d’élevage et pratiques n’induisant pas de souffrances psychologiques.

En France, nous trouvons notamment la Fédération Nationale du Cheval (FNC) qui a édicté une charte qui a été signée par les représentants de professionnels de la filière équine française.

www.fnc.fnsea.fr/toutes-les-thematiques/bien-etre-equin/charte-bee/articles/charte-signee/

On peut également citer l’association Equi-Pistes qui réunit particuliers et professionnels autour de valeurs communes concernant le respect des besoins fondamentaux du cheval dans son hébergement. Cette association a édité une charte à laquelle ses membres adhèrent.

www.equi-pistes.fr

Le charte comporte 3 volets chacun consacré à un thème formant le triangle relationnel (cheval – humain – environnement) de l’hébergement des équidés. La partie consacrée aux chevaux est retranscrite ci-dessous, je vous invite à aller lire l’ensemble de la charte sur le site de l’association.

Connaître et respecter le cheval :

  • Permettre au cheval de vivre en extérieur avec des congénères et l’encourager à se déplacer
  • Veiller à son confort et à sa sécurité
  • Apporter une alimentation en cohérence avec sa physiologie pour renforcer sa santé naturellement
  • Apporter les soins réguliers nécessaires (entretien des pieds, des dents, etc.)

Après avoir lu ces quelques lignes, on se dit que l’on est conforté dans notre choix de mettre en place un hébergement de chevaux qui tient compte de tous ces critères de bien-être afin que notre compagnon poilu, et ses copains, y soient bien. On a déjà les grandes lignes de ce qu’on doit faire, respectivement de ce qu’on doit éviter. C’est pas mal, par contre il reste beaucoup de questions (de comment) à éliminer avant de se lancer dans ce travail, chronophage, il ne faut pas se le cacher.

Pour faciliter la découverte de ces réponses, je vous invite à nous intéresser à un élément récurrent entre ces deux différentes chartes : l’équidé. Après avoir traité le « pourquoi », intéressons-nous au « pour qui » ? Cette seconde question nous fournira des éléments qui seront essentiels pour ajuster nos idées humaines au mode de vie des chevaux quand nous aborderons le « comment ». Cela nous permettra d’éviter de penser humain lorsqu’il s’agira de penser cheval concernant des questions d’aménagement de l’espace de vie des chevaux.

Répondons donc à cette question simple, en apparence en tout cas, dans le prochain article :L’hébergement des chevaux : pour qui ?

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Deux visions de la médecine

Je pratique et discute sur cette page de soins holistiques, d’acupression, de shiatsu, mais quelle vision de la médecine se cache derrière ces soins? La médecine traditionnelle chinoise, oui, mais que cela veut-il dire? Comment fonctionne-t-elle? Quelle est la philosophie qui se cache derrière?
Il existe deux manières de percevoir le monde qui nous entoure. J’ai été élevée, comme la plupart d’entre vous, selon une vision occidentale de la médecine. Nous voyons, non seulement la médecine, mais le monde qui nous entoure d’une certaine manière.

La vision occidentale

La philosophie des sciences en Occident se base sur le fait que les êtres-humains sont séparés de la nature et que le monde peut être découpé, comme une machine, et réduit aux différentes parties qui le constitue. La philosophie qui est derrière notre médecine actuelle nous vient de la vision philosophique de Descartes. Selon lui, le monde et tout ce qui le compose ressemble à une machine gouvernée par des lois mécaniques. Le corps des êtres-humains est donc vu comme une machine et Descartes précise qu’il y a une nette séparation entre le corps et l’esprit. La médecine occidentale est donc l’étude du fonctionnement de cette machine qu’est le corps. Le médecin est un mécanicien qui intervient parfois pour une opération de maintenance, mais qui, le plus souvent, effectuera des réparations d’urgence, comme par exemple remplacer une pièce défectueuse. Le corps est décomposé en organes, tissus, cellules et molécules chacun vu avec ses propres fonctions. Les anatomistes de l’époque divisaient donc le corps en différents parties, reliées les une aux autres, tout en étant chacune autonomes.

La spécialisation

Par la suite, lorsque la science, la médecine et l’industrie ont commencé à se mélanger, l’âge de la spécialisation a pu faire son apparition. C’est ainsi que les chimistes ont vu le corps comme une usine de produits chimiques que l’on peut contrôler et réguler à l’aide de molécules. Les physiciens, eux, ont vu le corps comme une structure atomique et ont développé les radiations (rayons-X) dans un but de diagnostic et de traitement. Les ingénieurs ont vu le corps comme une structure mécanique et ont inventé des outils pour pouvoir en remplacer des parties défectueuses. Ce sont toutes ces innovations qui ont permis à la médecine une grande avancée et qui permettent les opérations très complexes qu’il est actuellement possible de pratiquer.

L’origine de la maladie

Un autre changement majeur de conception est apparu au milieu du XIXème siècle lorsque Louis Pasteur a identifié une cause de maladie extérieure au corps: les germes. Selon sa théorie, ce sont des microorganismes qui peuvent produire des symptômes spécifiques sur un corps sain qui va alors développer une maladie. Cette théorie a permis d’aider à expliquer les épidémies et de développer des remèdes contre elles.
Cette vision de la médecine a perduré, car, au début du XXème siècle, les médecines qui n’étaient pas basées sur le modèle cartésien étaient considérées comme non-scientifiques et seuls les centres de recherche basés sur ce modèle recevaient des aides financières.
Selon la conception cartésienne de la médecine, le médecin, tel un mécanicien, peut donc uniquement réparer ce qui est “cassé”. Il développe, cependant, un talent pour extraire des tumeurs, pour remplacer des articulations ou encore pour remettre en fonction une glande défectueuse à l’aide d’hormones. Les médecins se spécialisent même toujours plus, il y a des chirurgiens cardiovasculaires, des chirurgiens viscéraux, des neurochirurgiens, des chirurgiens orthopédistes, etc. Toutefois, ces médecins ne sont pas formés pour promouvoir la bonne fonction d’un système, d’un organe ou d’une articulation. Toutes les compétences sont basées sur l’intervention et non sur la prévention.
Le médecin est parfois perçu comme un “facteur” qui peut nous amener de la santé et nous avons alors l’impression que le pouvoir de guérir provient de l’extérieur comme administré par une entité mystérieuse.
Il persiste quelques paradoxes dans notre modèle actuel de la médecine, des thérapies extrêmement efficaces pour traiter un problème existent, mais elles sont dangereuses, toxiques, voire mortelles pour le patient. Il arrive que des maladies soient traitées, mais que la santé du patient ne s’améliore pas pour autant, principalement dû aux différents effets secondaires du traitement… Malgré tout, certaines chimiothérapies, dans certains types de cancers, se révèlent extrêmement utiles.

La vision orientale

La philosophie orientale se base sur le fait que la vie se déroule selon le cycle de la nature. La nature est un système unifié, le Tao, avec deux aspects complémentaires, le Yin et le Yang. La nature est en mouvement constant. Les êtres-humains font partie de la nature et représentent la jonction entre la Terre et le Ciel. La notion du Qi (“chi”) est au coeur de la médecine chinoise. Le Qi est ce qui anime la vie.
Dans cette vision, les êtres-humains sont perçus comme un jardin et le médecin est donc le jardinier dont le but est de cultiver la vie au sein de ce jardin. Ce jardin est un système dynamique qui transforme la lumière du jour et l’eau en tissu vivant: la végétation. Le jardinier a comme rôle de préparer le sol, de semer les graines, d’arroser, d’enlever les “mauvaises herbes” et d’organiser les différentes plantes pour qu’elles profitent au mieux les unes des autres.

Principe de correspondance et harmonie

La médecine chinoise se base également sur la théorie de correspondance. Selon cette théorie, un système peut être en équilibre uniquement si tous les petits systèmes qui le composent sont, eux aussi, en équilibre. Contrairement à la spécialisation de la médecine occidentale, la médecine orientale applique le principe de l’harmonie. Le corps étant vu comme un grand système au sein duquel chaque organe doit être lui-même en équilibre pour que le corps entier puisse également l’être.
Dans la philosophie orientale, les événements se déroulent en association les uns avec les autres, alors que dans notre philosophie occidentale, les événements se déroulent en série, les uns après les autres. En médecine occidentale, une cause unique est donc à l’origine du développement d’une pathologie, tandis qu’en médecine orientale, la cause d’une pathologie provient d’une disharmonie dans le système. Si les disharmonies sont arrangées pour que l’harmonie revienne, la cause de la pathologie disparaît puisque les conditions qui lui avaient permis d’apparaître n’existent plus.
La médecine occidentale va tout logiquement traiter les causes, tandis que la médecine chinoise va traiter les conditions entourant la cause.

L’origine de la maladie

La santé est la capacité d’un organisme à répondre aux différents défis qu’il rencontre, tout en conservant son équilibre. La maladie survient lorsque l’organisme n’a pas su conserver son équilibre et s’adapter au défi qu’il rencontrait. Il y aurait donc une situation préalable de déséquilibre et de disharmonies dans l’organisme qui permettent à la maladie de s’installer.
Comme un jardin, l’organisme a besoin d’équilibre dans ce qu’il contient et ce qu’il reçoit. Il est facile de concevoir un jardin qui a besoin d’eau, d’air et de lumière, mais qui doit les recevoir dans des proportions appropriées pour ne pas risquer d’inonder les plantes, de les assécher ou encore de les brûler.
Le jardinier se trouve parfois dans l’obligation de traiter fortement un problème, comme une invasion d’insectes à l’aide d’un produit, mais il va faire attention à ne pas nuire à la plante. Les médecins en médecine chinoise feront de mêmes, pour soigner une maladie tout en permettant au patient de pouvoir récupérer rapidement, ils vont traiter la maladie tout en travaillant sur les forces de l’organisme.

La prévention

Tels des jardiniers, les médecins veilleront à ce que l’organisme soit en équilibre en étudiant des signes extérieurs. En effet, les êtres-vivants sont, tout comme un jardin, sensibles au climat extérieur. Ainsi, le vent, la chaleur, l’humidité ou la sécheresse provoqueront des effets qui seront directement observables sur l’organisme. Il faut donc s’assurer que le corps soit en équilibre avec ces différents éléments. L’acupuncture, l’acupression et des traitements à base d’herbes médicinales permettent de rééquilibre l’organisme. La force de la médecine chinoise est donc d’identifier un déséquilibre interne, alors qu’à priori l’organisme paraît fonctionner correctement. Cependant, ce déséquilibre provoquerait, s’il subsistait, des dommages au niveau de l’organisme. La médecine chinoise agit donc préventivement.

Faiblesse

La médecine chinoise, voyant les éléments comme interconnectés les uns aux autres, elle ne sépare pas le problème de la personne qui le rencontre. Elle n’est donc pas spécialisée pour analyser si une cellule est bénigne ou non ou encore pour une ablation d’organe. La médecine occidentale, elle, est, au contraire, extrêmement spécialisée et donc compétente pour intervenir sur des problèmes précis.

Complémentarité

Les deux visions sont donc complémentaires l’une à l’autre. Il me paraît judicieux d’adopter le point de vue oriental pour agir préventivement à la maladie ce qui permet d’éviter des souffrances, que ce soit pour nous ou pour nos animaux. Et si malgré tout, une maladie aigue se produit, la médecine occidentale peut sauver la vie d’un animal en « ôtant » le problème. Après, la médecine orientale prendra le relais pour rétablir les bonnes conditions pour que le jardin puisse s’épanouir au mieux et rester en équilibre.

Ecrit par Orianne Holistic Care & Horsemanship
Source: “Between Heaven And Earth: a guide to chinese medicine”, Harriet Beinfield & Efrem Korngold

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L’hiver: la saison de l’élément eau

L’hiver est là, les jours deviennent de plus en plus courts, la luminosité diminue fortement, on a envie de passer moins de temps en extérieur. Saviez-vous qu’en médecine traditionnelle chinoise l’hiver est associé à l’élément eau?
Dans la nature, l’énergie utilisée par les plantes et les arbres retourne dans les racines jusqu’au printemps. L’hiver est une période de repos, de régénération, que ce soit pour les végétaux ou pour nos animaux et nous.
Les animaux peuvent être particulièrement sensibles à certains problèmes de santé à cette période de l’année. Le froid extérieur peut créer des déséquilibres à l’intérieur des animaux. C’est le moment où vont s’exprimer toute sortes de poussées de chaleur, cela se manifestera chez le cheval par des abcès de peau ou de sabots, par des inflammations de la peau (du type de ce que l’on appelle “gale de boue” ou encore par de la dermatophilose). Chez le chien nous pourrons observer des rougeurs de peau localisées qui le démangeront particulièrement beaucoup. Chez nous, nos déséquilibres s’exprimeront le plus souvent par nos extrémités qui deviennent froides et qui peinent à se réchauffer, même une fois rentrés “au chaud”.
D’autres problèmes comme l’arthrite fera son apparition ou encore des problèmes respiratoires.
Une séance d’acupression et de shiatsu durant l’hiver permettra de rééquilibrer l’élément eau chez vos animaux et de rendre cette saison, parfois difficile, la plus agréable possible pour vous et vos animaux.

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L’hébergement des chevaux, que de questions…

Qu’en est-il au Ottus Ranch ? Quelques réponses :

Lorsque l’on parle d’hébergement de chevaux, de nombreuses questions viennent habituellement à l’esprit : Comment faire pour que les chevaux soient bien (en fait ça veut dire quoi bien) ? Comment aménager leur espace de vie ? Comment faire pour que ça ne me prenne pas trop de temps ? Comment faire pour qu’ils mangent équitablement ? Etc. Etc.

La liste peut être longue… et vous qui hébergez des chevaux chez vous ou qui avez peut-être le projet de le faire, vous en avez sûrement des dizaines questions qui vous passent par la tête… Jusque là, rien de plus normal !

Avant d’aller plus en avant, nous allons commencer par une question qui vous est adressé, cher lecteur : avez-vous remarqué que la majorité de ces questions commencent inlassablement par le même mot : comment ? On répertorie aussi parfois des questions avec les mots « où (as-tu placé ton râtelier) ? » ou avec « combien (de chevaux accueilles-tu chez toi) ? ».

Nous, humains, sommes à la recherche de solutions pratiques pour apporter des réponses immédiates à nos problèmes. Être à la recherche de solutions, déjà testées et éprouvées, pour répondre à ses propres problèmes n’a rien de mauvais en soin. L’échange de pratiques, surtout si elles sont bonnes tant au niveau relationnel qu’à à un niveau plus pratico-pratique. Comme on dit « les bonnes idées sont toujours bonne à prendre », toutefois dupliquer une solution existante apporte souvent son lot de frustrations : « mais pourquoi cette solution géniale chez untel qui ne fonctionne pas chez moi… ». Ça vous rappelle quelque chose ?

Quand on parle d’hébergement de chevaux, un peu près la seule chose qui est certaine, c’est qu’il n’y a pas de certitude. Notre volonté de trouver des solutions rapides pour satisfaire les pensions de nos protégés, nous fait oublier que la première chose à faire lorsqu’on se trouve face à un problème : s’interroger sur l’origine et la cause de celui-ci pour trouver la réponse la plus adaptée à notre situation.

En effet, chaque situation mérite une réponse contextualisé nourrie par une analyse de la situation, nous y reviendrons.

Ce sont des questions que tous les propriétaires d’équidés se sont posées un jour ; nous également et que nous continuons à nous nous poser. Le but de cet article est de partager la réflexion qui nous a amené à mettre en place le système d’hébergement sur piste tel qu’il existe actuellement au Ottus Ranch. Ce qui va plus nous intéresser dans cet article, ce n’est ni la situation actuelle, ni les aménagements réalisés -bien que nous les aborderons rapidement-, mais la démarche qui nous a amené vers ce système et sa mise en œuvre. Système qui a déjà évolué depuis sa mise en place début 2016 et qui continuera à évoluer à la lumière de nos observations et de nos analyses.

Première parenthèse, inspirée notamment de la permaculture, un des aspects les plus fabuleux lorsque l’on œuvre avec et pour des êtres vivants : c’est que la seule chose prévisible, c’est l’imprévisible. C’est l’essence même de la vie, évoluer en fonction du système auquel on fait partie, des contraintes auxquels on est soumis. Proposer un système rigide, « mort », à un être vivant, c’est l’entraîner vers sa propre perte.

Pour faciliter la lecture, cet article est découpé en plusieurs chapitres, chacun consacré à une question. Cette organisation vous permettra de passer d’une question à l’autre à votre rythme.

L’hébergement des chevaux : pourquoi ?

L’hébergement des chevaux : pour qui ?

L’hébergement de chevaux : où, quand, comment ?

Si ce texte introductif et les trois articles qui forment son contenu, vous a interpellé, n’hésitez pas à le commenter avec vos réactions ou à le compléter avec vos propres expériences.

Nous l’avons vu, c’est un sacré défi auquel s’expose le propriétaire concerné par le bien-être de son cheval… Ensemble on va plus loin dans la réflexion, c’est pourquoi nous vous invitons à consulter le programme des stages et ateliers que nous accueillons au Ottus Ranch. Certains stages sont donnés par des professionnels invités, d’autres donnés par notre soin, par l’intermédiaire du Centre de Formation Holistique pour Propriétaires d’Équidés.

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Le sidepull, le licol et la monte sans mors

J’entends souvent dire « je veux monter mon cheval avec un sidepull, car je ne veux pas le monter avec un mors ».

Dans cet article je vais faire un tour d’horizon des différentes ennasures (par analogie avec l’embouchure qui a une action sur la bouche, l’ennasure a une action sur le nez) et de celles que j’utilise et dans quelles circonstances.

Dans ma philosophie de travail, la finalité est de monter un cheval en cordelette (uniquement avec une corde autour de l’encolure). Pour y parvenir, j’utilise différents types d’ennasures à des moments clés en fonction de l’évolution du cheval : de son entraînement mental, de sa coordination et de sa musculature.

Une remarque cependant à ce propos, je parle de monter un cheval en cordelette dans un endroit clôturé, car pour des raisons de sécurité vis-à-vis des autres personnes, animaux, véhicules, objets ou autre, je ne m’aventurerai pas en extérieur uniquement avec une cordelette. Ceci, même si je fais pleinement confiance à mon cheval, il y a trop d’événements imprévus qui pourraient avoir de graves conséquences.

J’utilise le sidepull au moment du débourrage du cheval pour que les demandes soient les plus précises possibles dans son apprentissage des directions. Le travail avec un sidepull est similaire à celui que l’on peut effectuer avec un mors de filet, à savoir principalement des rênes d’ouverture. Il s’agit donc de l’outil idéal pour préparer un jeune cheval. Cet outil ne demande pas un niveau de technicité très élevé (pour le cheval et le cavalier) et s’adapte à de nombreuses situations. Il peut donc être utilisé au débourrage ou au début du travail si des dents de loups gênent le jeune cheval, mais il sera également possible d’y revenir plus tard dans le travail du cheval.

(source kramer.fr)

En fait c’est quoi un sidepull ? Beaucoup de brides sans mors sont appelé comme tel, mais ce ne sont pas des sidepulls. Voici un exemple de ce que j’appelle des ennasures de type sidepull.

(source kramer.fr)

Il existe des modèles qui comportent une muserolle en corde, en rawhide (cuir cru non tanné) ou en cuir. On entend parfois dire que certains sont plus « méchants » que d’autres pour le cheval, mais tout est une question de main lors de son utilisation. Une traction forte sur une muserolle en cuir sera bien plus désagréable qu’une main douce sur une muserolle en corde. Une muserolle en corde ou en rawhide agira plus précisément que le cuir sur le nez du cheval, elle sera donc à privilégier pour un cheval ayant un niveau de dressage plus avancé. Il ne faut, en effet, pas oublier que la muserolle du sidepull repose sur une partie très innervée du nez du cheval et un contact trop fort pourrait être très désagréable pour lui. Je dirai que le choix de la muserolle est en fonction de la préférence de chaque cheval en fonction de sa sensibilité.

(source kramer.fr)

Ce qui caractérise le sidepull est cette partie en Y inversé sur le côté, ainsi que la fixation des rênes sur les côtés au niveau des joues du cheval. Cette partie en Y inversé permet de stabiliser le sidepull lors des demandes.

 (source wikipedia.org)

Ce licol –appelé parfois « licol éthologique », mais je lui préfère l’appellation licol en corde, ou licol à noeuds– n’est pas un sidepull. Quand bien même, il existerait des modèles avec des anneaux sur les côtés pour y accrocher des rênes, cela ne transforme pas un licol à noeuds en sidepull. Ce type de licol a été popularisé récemment dans la culture équestre, et reste, malheureusement à mon avis, victime d’un effet de mode. Bien qu’il est possible d’avoir un cheval équilibré lorsqu’il est monté avec ce type de licol, il est malheureusement très rare qu’il soit utilisé correctement et à bon escient.

Un cheval qui porte sa tête vers le bas n’est pas pour autant équilibré ; par cheval équilibré, j’entends un cheval qui ne porte pas la grande majorité de son poids sur ses épaules, qui engage ses postérieurs et qui remonte son dos en contractant ses muscles abdominaux. Lorsque je travaille un jeune cheval, je vais en premier lui apprendre à descendre son encolure pour faire fonctionner la connexion entre son ligament nuchal et son ligament supra-épineux. Ces deux ligaments jouent un rôle très important dans le maintien postural et éviteront des problèmes dorsaux ultérieurs. Dans la suite du travail avec le cheval, je lui demanderai une attitude qui impliquera un travail plus important de sa musculature. L’encolure vers le bas est une première étape qui ouvre la voie vers une utilisation plus complète de ses muscles, notamment les muscles fessiers et abdominaux, dans le respect de sa physiologie.

Ce type de licol permet de faire des demandes très précises au cheval, toutefois j’observe souvent des cavaliers qui exercent une forte pression sur le licol pour avoir une réaction de la part du cheval. Parfois, j’observe également ce type de licol utilisé avec « mouton » sur la muserolle afin d’éviter que la corde blesse le cheval ou -pire encore- car celui-ci ne supporte le contact des noeuds sur son nez. Ces situations sont aberrantes. Si une forte traction doit être exercée sur les rênes, par exemple au point que l’attache du licol entre en contact avec la poitrine du cheval –vous êtes-vous déjà filmé lors d’une séance de travail pour observer l’utilisation de vos mains ? je le fais régulièrement et c’est très enrichissant– c’est que le cheval ne comprend pas ce qui lui a été demandé. Soit le cheval n’est pas encore prêt à recevoir ce type d’ordre, soit il n’apprécie pas les contacts sur les parois de son nez, fortement innervée je le rappelle, soit sa musculature ne lui permet pas de répondre à la demande du cavalier ou encore l’assiette du cavalier déséquilibre le cheval. Dans tous les cas, ce licol n’est pas (encore) adapté au couple cavalier/cheval. Il conviendrait de choisir un autre type d’ennasure ou d’embouchure plus adaptée dans la situation actuelle.

Personnellement, je n’utilise pas ce licol en corde pour le travail en selle, mais je l’utilise pour le travail à pied. Pour le travail en selle, je lui préfère le bosal.

Le bosal est un outil qui demande une main fine et beaucoup de précision dans les demandes. Le mieux pour apprendre à l’utiliser correctement est de se tourner vers un professionnel spécialisé dans ce type d’ennasure. Techniquement, ce qui est appelé bosal est uniquement la partie en rawhide (cuir cru non tanné). Lorsqu’il est assemblé avec son support (hanger) et sa mécate (rênes typiques du bosal qui se nouent de manière à former des rênes et une corde), il est appelé hackamore (à ne pas confondre avec le hackamore mécanique). Personnellement, j’utilise le bosal pour avancer dans le travail de dressage avec le cheval, c’est à dire une fois que le cheval a été débourré au sidepull et qu’il a commencé à apprendre le travail de base avec un mors de filet. J’alterne ensuite des séances avec le bosal et des séances avec un mors. J’apprécie également l’utilisation du bosal lorsque je me rends en extérieur avec un cheval. Le travail latéral étant difficile à obtenir sur un jeune cheval avec un bosal, il est nécessaire d’utiliser également le sidepull ou le mors de filet. On entend parfois dire que le bosal est une ennasure dangereuse qui peut blesser le cheval, oui c’est le cas, mais ce n’est pas pire qu’une autre ennasure ou embouchure utilisée par un cavalier ne comprenant pas son fonctionnement et n’ayant pas l’expérience nécessaire à sa bonne utilisation.

Le hackamore mécanique qui, je le rappelle, est différent du hackamore constitué du bosal + hanger + mecate. Je n’utilise pas de hackamore mécnanique dans mon travail avec les chevaux, je n’en parlerai donc pas plus ici, mais c’est une ennasure à ne pas mettre entre toutes les mains, car de part son effet, les risques de fractures du nez du cheval sont réels.

(photo par Olgalady)

En conclusion, vouloir monter sans mors, c’est très intéressant et ouvre une nouvelle dimension dans le partenariat avec son cheval. Cependant, il convient de choisir l’ennasure qui nous correspond le mieux à nous et notre cheval, en fonction de notre capacité à utiliser les aides à bon escient, à utiliser le poids de son corps pour guider le cheval (l’assiette, j’en parlerais dans un prochain article consacré à l’équitation centrée) et également du niveau de dressage de notre cheval. En cas de doute ou de questions, faites appel à un professionnel spécialisé dans l’ennasure de votre choix.

Vouloir monter sans mors pour suivre le phénomène de mode n’est pas une bonne idée à mon avis. Le cheval, quel que soit son âge et son niveau de dressage, doit être travaillé de manière à ce qu’il puisse être équilibré. Un jeune cheval, qui accueille un humain sur son dos depuis peu de temps, doit pouvoir se muscler correctement pour bien préparer la suite de sa vie. Le renforcement de la musculature doit faire partie de l’entraînement du cheval au dressage avancé afin de préserver son capital santé et d’être mieux avec son cavalier sur son dos. Et c’est aussi vrai pour un vieux cheval, qui ne travaille plus qu’occasionnellement, mais pour lequel un travail de renforcement de sa musculature dorsale est indispensable pour l’accompagner au mieux dans le processus de vieillissement. Vouloir être « gentil » et ne pas mettre de mors, mais tirer constamment sur les rênes, avoir un cheval  qui creuse son dos, mais qui n’a aucun engagement de la part de ses postérieurs, c’est plus irrespectueux et mauvais pour sa santé que de lui mettre un mors, utiliser des effets de mains doux et d’avoir son cheval équilibré.

Filets à foin – slowfeeding

Après plusieurs mois de recherche et de tests au sein de notre écurie, nous avons décidé de choisir les filets NAGBAG pour nos chevaux et nos pensionnaires. Nous proposons aujourd’hui ces filets à la vente. L’Eden du Cheval –la boutique du Ottus Ranch– est l’unique distributeur en France de ces filets de haute qualité.

Les filets NAG BAG sont les plus doux pour la bouche et les plus résistants de leur catégorie.

Ils sont tissés avec une fibre nylon/polyester très résistante qui ne se sépare pas, et il n’y a pas de noeuds entre les mailles. Ils existent en filets individuels, mais également pour bottes ronds ou rectangulaires. Trois tailles de mailles sont disponibles : petites mailles (environ 2,5cm), moyennes mailles (environ 4cm), grandes mailles (environ 5,5cm).

Nourrir avec des filets à foin ? Que des avantages !

Pour votre compagnon équin !

  • Ralentit la digestion et la consommation de foin
  • Réduction de l’inhalation d’allergènes
  • Imite l’action de brouter
  • Aide à stabiliser le taux d’insuline (régulateur du sucre)
  • Aide à la prévention d’ulcères et de coliques
  • Peut aider les chevaux qui tic à l’appui
  • Aide à la régulation du poids
  • Toujours du foin disponible

Mais aussi pour vous !

  • Pas de gaspillage de foin au sol
  • Des chevaux toujours prêts au travail ou pour une balade
  • Gain de temps pour le nourrissage
  • Pas besoin de courir à la maison pour nourrir les chevaux

Pourquoi nourrir avec un filet un foin ?

Ce mode de distribution du foin, appelé en anglais Slow Feeding (littéralement nourrir lentement) repose sur le principe de mettre un filet par dessus le foin. Les chevaux vont tirer des petites touffes de foin depuis le filet ce qui va imiter l’action de brouter.

So what is it? What’s all the talk about, and why do we want to use this method for feeding our animals?

Well, it’s quite simple really: it’s either a net or a grid system that you would place over your hay.

The net or grid has holes that are fairly small, usually just less than two inches square. There are many different styles and sizes to fit all kinds of feeding needs, whether you feed big rounds or flakes of hay.

Slow-feeding is definitely the best solution for feeding grazing animals, kept in captivity. How does it work? Well it allows only small amounts of hay to be pulled out while feeding, slowing down the consumption and allowing the digestion to work the way it is designed to. Slow-feeding best imitates the grazing action for the digestive system.

The benefits are huge, including health and well being of all grazing animals, but especially the feeding of the equine. Slow-feeders offer so many advantages.

Horses are grazing herbivores. They graze almost continually when left in pastured areas. The equine has a very small stomach (only 8-15 litres capacity) that is ideally designed for small, regular meals, as food passes through the stomach very quickly.

Horses salivate only when they are chewing and eating, and under normal circumstances they produce up to 30 litres a day of saliva. Saliva is an acid buffer. Saliva neutralizes the hydrochloric acid in the stomach, as well as lubricates the food. The horse constantly produces stomach acid – even if the horse is not eating! This is the biggest concern, and where we start to see the health problems start arise; the acid now has no buffer. And if he is not chewing to produce any saliva you will start to see the results of that acid build up in an empty stomach presenting its self as ulcers, cribbing, colic symptoms, and other behavioral problems.

Comment sont fabriqués les filets ?

The NAG Bag slow feeders are made with a blend of knitted nylon/poly for extra strength. Our nets are constructed especially for the purpose of feeding animals. The NAG Bag is very strong but gentle on your horse’s muzzle, no knots to rub or cause abrasions.

NAG Bags are knitted and dyed with a green dye which is one of the safest – nets that are dyed red can leach and nets that are white claiming to be natural is incorrect, as they would not be this white because natural netting will be a light cream in color. NAG Bags are then washed in an extremely hot water bath and then put through a hot dryer which sets the dye and seals them.

The NAG Bag is UV protected, 100% Canadian manufactured product to our Strict Canadian standards, for health and welfare.

We have a simple design for all the closures on the bags. NAG Bags only uses top quality, triple braided rope for our closures, no looped strings to become entangled with! And all our slow feeders come with matching repair twine – as a good sweater would with a spare button. Our knotless netting will not run and is easy to repair if needed.

Safety is our main concern with our nets and all of our equipment – as we are avid equestrians, educated in agriculture production, natural equine health care industry. And we care about your horses and animals, as we do ours.

Philosophie de travail du cheval

Notre philosophie de travail s’étend au-delà des conceptions humaines concernant le style d’équitation et encore plus au delà du matériel utilisé. Autrement dit, peu importe la race du cheval, le type de selle utilisée, le type de bride, de mors ou son absence. L’élément le plus important est la relation qui est créée entre l’humain et l’animal.
Le cheval doit associer l’humain à son « leader ». Dans un troupeau de chevaux dans la nature, le cheval leader, ou le cheval qui conduit pourrait-on également traduire, est le cheval qui décide où va le troupeau, quand il se déplace et dans quel but. Ce rôle de leader est différent du rôle de dominant, ce n’est pas le même cheval qui va avoir les deux rôles. Dans notre relation avec un cheval, l’idée n’est donc pas d’être dans un rapport de « dominant-dominé », mais de « guide-suivant ». On entend également fréquemment parler de « leadership » en opposition à une relation de dominance.
Au cours des époques et au cours de la domestication du cheval, ce dernier a souvent été dominé par l’humain. Cette relation de dominance a pu parfois fonctionner avec certaines méthodes d’entraînement, mais avec comme corolaire l’apparition de peurs et d’autres comportements qui sont à l’opposé de ce qui est recherché dans notre philosophie.

La première étape pour être identifié par le cheval comme étant celui à suivre (leader), c’est la construction d’une relation de confiance avec lui. De quelle manière créer une relation de confiance avec un cheval ? Avant tout en ayant confiance dans les actions que nous entreprenons pour nous-mêmes, pour notre cheval et avec lui. Aller au-delà des erreurs que nous faisons tous pour les transformer en variations souhaitées. Par exemple, lorsque nous faisons une erreur avec notre cheval, utiliser cette erreur pour rebondir sur un nouvel exercice. En ne doutant plus de nos capacités, en ne restant pas bloqué sur nos erreurs, nous pouvons évoluer et apprendre à nous faire confiance. Il ne s’agit pas d’avoir toujours raison, mais de savoir rebondir et improviser. Les chevaux sont au-delà des conceptions très humaines du juste et du faux, pourquoi donc s’y attarder au lieu de créer son propre chemin ? Chemin que suivra notre cheval sans hésitation. Le travail n’est pas d’apprendre au cheval à avoir confiance en nous, mais d’avoir confiance en nous-mêmes. La confiance du cheval viendra alors toute seule et naturellement.
La deuxième étape est la cohérence. Dans notre vie quotidienne, avec les divers stress auxquels nous sommes en permanence soumis, nous avons tendance à nous éparpiller. Nous effectuons certaines actions sans nous souvenir de la raison pour laquelle nous les avions commencées, nous enchaînons et mélangeons plusieurs actions en mêmes temps, en ne les achevant pas toutes. En résumé, nous ne sommes peu cohérents. C’est cependant en regagnant en cohérence que nous deviendrons celui que notre cheval voudra suivre. Ce principe de cohérence sera à garder tout le temps à l’esprit et permettra donc d’adapter les demandes que nous avons pour un cheval à son âge, à sa compréhension, à son entraînement, etc. En étant cohérent dans nos actions, notre cheval ne se perdra pas et nous continuerons dans le développement de la relation que nous recherchons avec lui.


De nombreux autres éléments seront importants dans la création de la relation avec le cheval, mais ils découlent principalement des principes de la confiance et de la cohérence. Ainsi par exemple, le cheval aura besoin de se sentir en sécurité pour avoir envie de suivre l’humain, mais une personne qui a confiance dans les actions qu’elle entreprend créera un sentiment de sécurité autour d’elle. De même, qu’une personne qui se fait confiance et qui est cohérente dans ses actions paraîtra plus déterminée qu’une autre, la détermination étant un autre principe clé pour être identifié comme celui à suivre.
Une fois la relation créée, il sera important d’y travailler constamment et ce à tout moment et durant toute la vie du cheval, il ne s’agit pas d’y travailler une fois et de considérer cela comme acquis.
D’autres éléments sur lesquels nous travaillons pour nous mêmes et pour les chevaux sont les notions d’équilibre, que ce soit au niveau psychique et physique, tant pour le cheval que pour le cavalier. Pour l’humain il peut s’agir de pratiquer le yoga ou d’autres disciplines et méditations qui permettent un ancrage et un recentrage de soi-même. Pour le cheval, il convient de lui offrir une vie qui correspond le mieux à ses besoins fondamentaux, ces derniers se retrouvent au sein de nos Equi-Pistes. En ce qui concerne le physique, l’entraînement du cheval est indissociable de celui de son cavalier. En effet, comment serait-il possible de demander à son cheval d’être équilibré si le cavalier ne l’est pas ? Un cheval qui trébuche n’est souvent que la conséquence d’un cheval pas équilibré et d’un cavalier dont l’assiette dérange son cheval.

En lisant ces quelques lignes vous avez l’impression que cela est très compliqué et que vous n’y arriverez jamais avec votre cheval ? Rassurez-vous cela est normal, il s’agit surtout d’éléments dont il faut avoir conscience lorsque nous travaillons avec un cheval. Ce sont des principes à garder à l’esprit pour savoir vers quoi tendre, vers quelle direction, quel est le but dans notre travail, pour nous-mêmes et pour les chevaux. C’est de cette manière que nous allons faire un premier pas en direction d’un gain de confiance et de cohérence.
Ensuite, vient le style d’équitation… selon l’inspiration et les préférences individuelles. Nous avons choisi de nous tourner vers le dressage western par intérêt particulièrement pour des disciplines comme le horsemanship, le trail ou le pleasure, mais également vers l’équitation d’extérieur. Le travail au sol, comme base de toute équitation et formation du cheval et du cavalier et cela à tout moment. La monte sans mors, oui bien sûr, mais comme finalité, lorsque le cheval et le cavalier peuvent travailler en équilibre. C’est également le point de départ de formation du cheval grâce au sidepull.

Vous pouvez consulter cet autre article sur le sidepull pour en savoir plus : http://www.ottusranch.com/2018/02/le-sidepull-le-licol-et-la-monte-sans-mors/