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Coups de soleil chez le cheval ?

Un cheval qui a des croûtes au paturon, un coup de soleil ? Et si c’était une photosensibilisation ?

photosensilisation cheval

Les coups de soleil chez le cheval

L’été est là, le soleil est à nouveau bien présent, c’est le bonheur ! Sauf que nous voyons nos chevaux, principalement ceux qui ont la peau rose, attraper des coups de soleil. C’est la galère, on essaie la crème solaire, mais au final, la situation ne s’améliore pas vraiment, voire même empire. Des croûtes apparaissent, la peau se détache, le cheval est extrêmement sensible, il a mal et on se fait plus quoi faire pour l’aider…

J’observe principalement deux types de ces « coups de soleil » chez les chevaux que je rencontre. Il y a les chevaux qui ont la peau irritée au niveau du nez et/ou ceux qui développent sur leurs balzanes ce que nous allons appeler communément une « gale de boue». Les chevaux qui possèdent une peau noire et qui n’ont ni liste, ni ladre, ni balzanes semblent globalement épargnés par ce type de problème.

La cause semble à priori simple : le soleil est responsable des irritations de peau sur la zone du nez et la boue est responsable des irritations au niveau des paturons. Sauf que souvent lorsque l’on remémore quand le problème est survenu, il n’y avait finalement pas tant de soleil que ça ou absolument pas de boue.

Et si c'était plus complexe que ça ?

En fait, ce n’est pas une seule cause qui créée ces situations, c’est plus complexe. Le phénomène qui est à l’origine de ces irritations de peau, présentes principalement sur les peaux roses, s’appelle la photosensibilisation.

La photosensibilisation est un phénomène qui résulte de l’interaction entre deux éléments. Le rayonnement issu de soleil (le rayonnement ultraviolet-UV) et une substance photosensibilisante d’origine étrangère se trouvant dans la peau. Cette substance entre dans l’organisme soit par ingestion, soit par contact direct avec la peau. La substance photosensibilisante rend la peau plus sensible aux UV et engendre des lésions. L’intervalle de temps qui s’écoule entre le contact avec la substance photosensibilisante et les lésions est variable. Cela va dépendre du type de substances, du taux de rayonnement UV et également la durée d’exposition à ce rayonnement.

Pour développer une photosensibilisation cheval doit donc rencontrer une substance photosensibilisante et, soit la manger, soit avoir eu sa peau en contact avec elle.

Photosensibilisation primaire ou secondaire ?

Photosensibilisation primaire

La substance photosensibilisante est soit ingérée, injectée, soit absorbée à travers la peau. La substance entre alors dans la circulation sanguine et causera des lésions au niveau des cellules de la peau lorsqu’elle sera en contact avec des UV. La première source de substance photosensibilisante pour le cheval ce sont donc les plantes qu’il rencontre. Ce sont, par exemple, des plantes qui contiennent des furocoumarines.

Parmi ces plantes nous pouvons trouver

  • les ombellifères (apiacées) : la carotte sauvage, le fenouil, le panais, la berce spondyle, la berce du caucase
  • les légumineuses : dont la luzerne et les trèfles
  • les rutacées : dont la famille des citrus
  • les moracées : dont le figuier

Le millepertuis contient également des agents photosensibilisants.

Des engrais utilisés pour enrichir les prairies ou certains antibiotiques pouvant être administrés aux chevaux contiennent également des substances pouvant agir comme un agent photosensibilisant.

Photosensibilisation secondaire

La substance photosensibilisante s’accumule dans le plasma suite à une défaillance du foie qui n’arrive pas à excréter et éliminer cette substance. Le problème arrive donc au niveau de la peau et entre en réaction avec les UV.
Les plantes responsables de ce type de photosensibilisantion seraient entre autres, les seneçons, les renoncules (dont le bouton d’or) et le trèfle hybride. Ce sont principalement des plantes qui contiennent des alcaloïdes pyrrolizidiniques.

Que faire ?

Comment aider notre cheval qui souffre de photosensibilisation ? Au début, je me disais qu’il fallait lui mettre de la crème solaire afin de limiter, voire bloquer le rayonnement UV. Cette technique permet de calmer les symptômes locaux. Toutefois cela ne fonctionne que si la crème est appliquée rapidement. Idéalement avant l’apparition d’une peau irritée et surtout si les applications sont renouvelées régulièrement (au minimum 2x par jour). Il s’agit donc d’une option relativement contraignante et ce n’est pas une solution, puisqu’à l’instant où nous arrêterons les applications, le problème reviendra.

Plutôt que d’essayer de palier à un problème de peau, il faut donc se poser la question dans l’autre sens. Pourquoi est-ce que mon cheval développe ce type de symptôme alors que son copain de pré qui a aussi la peau rose n’a jamais rien ?

Et si on regardait le problème à l'envers ?

En médecine traditionnelle chinoise (MTC), on évoque le terme de vulnérabilité pour lorsqu’une personne ou un animal est atteint par un pathogène, mais que d’autres personnes ou animaux vivant exactement dans les mêmes conditions ne sont pas atteints. Ce qui crée la différence entre ces deux, c’est la qualité du système immunitaire de la personne ou de l’animal.

Lorsqu’un cheval rencontre un agent photosensibilisant, l’organisme réagit selon le même mécanisme que s’il rencontrait un virus. Selon la qualité de son système immunitaire, l’agent peut ou non créer une réaction au niveau de sa peau lorsqu’il sera exposé à des UV. En MTC, on se représente le système immunitaire comme un « manteau » protecteur tout autour du corps, si ce manteau a des « trous », des attaques de pathogènes ou autres peuvent survenir.

Quels traitements ?

1. renforcer l'immunité et éviter les agents photosensibiliants

Le premier « traitement » à appliquer à un cheval qui présente de la photosensibilisation est donc de renforcer son système immunitaire. Cela peut se faire par exemple en lui proposant de l’échinacée (en liquide ou séchée, de nombreux fabricants de produits phytothérapeutiques en vendent).

En parallèle au renforcement du système immunitaire du cheval, il est judicieux de s’assurer que le cheval ne rencontre pas un nombre excessif d’agents photosensibilisants dans son quotidien. Il faut ainsi éviter d’appliquer sur votre cheval des produits cosmétiques (anti-insectes, shampoing ou autre) pendant quelques temps, car il est possible que la photosensibilisation soit une réaction à une substance entrant dans la composition de l’un de ces produits. Il faut aussi penser à son environnement. Si la pâture, où il se trouve actuellement, comporte un très grand nombre d’une des plantes mentionnées plus haut, il pourrait être intéressant, si cela est possible bien sûr, de déplacer votre cheval dans une autre pâture.

Si une espèce de plante est beaucoup plus présente que les autres, c’est le signe que le sol est déséquilibré. Identifier la plante permet d’en savoir plus sur l’état de la pâture (je vous invite à ce propos à consulter des ouvrages sur les plantes bio-indicatrices), et fournit des pistes pouvoir rétablir un sain équilibre entre les plantes.

2. accompagner l'inflammation

Deuxièmement, si la peau est fortement irritée une application locale de calendula pourra être utile pour soulager votre cheval dans le cas où les lésions sont telles qu’elles sont devenues douloureuses. On peut également l’administrer de plantes anti-inflammatoires (par exemple du cassis).

3. aider à drainer

Troisièmement, il pourrait être utile de fournir un drainage à votre cheval pour aider les organes d’élimination (reins, foie, intestins, peau, poumons) à se débarrasser des toxines et des agents photosensibilisants. Les drainages existent sous forme liquide ou sous forme de plantes séchées, vous trouverez de nombreuses marques qui proposent ce type de produit.

En complément de cela, des séances d’acupressure (ou shiatsu) aideront le cheval à renforcer son système immunitaire et permettront de renforcer les organes éliminant les toxines.

En résumé, la crème solaire fonctionnera à court terme, mais ne résoudra pas la cause de la réaction chez votre cheval. Pour s’attaquer à la cause, pensez au système immunitaire (phytothérapie ou shiatsu), aux cosmétiques (privilégier les produits naturels), à l’environnement (plante dans les prés), puis un drainage.

Le véritable coup de soleil existe-t-il ?

Le coup de soleil survient, chez nous, comme chez d’autres animaux lorsque les rayonnements solaires créent des réactions chimique niveau des cellules de la peau. Ce phénomène qui génère la création de radicaux libres.

Il existe des mécanismes de protection contre ces radicaux libres, ce sont les « piégeurs de radicaux libres ». Ces derniers se trouvent dans la nourriture, ce sont eux qui sont appelés communément des antioxydants.

Une alimentation diversifiée

Lorsqu’un cheval a accès à une nourriture variée, il trouve tout seul, les antioxydants dont il a besoin pour protéger sa peau, les coups de soleil se font alors rares, voire sont inexistants.

Si le cheval ne devait pas avoir accès à une alimentation variée, il est possible de l’aider en lui apportant des aliments riches en antioxydants. Les carottes sont un exemple d’aliment riche en anti-oxydant (attention, toutefois, à leur mode de production qui n’est souvent pas exempt de produits chimiques pouvant entraîner des réactions). Le romarin fait également partie des plantes anti-oxydantes, pourquoi à planter un buisson de romarin auquel il peut avoir accès de temps en temps. Les aliments riches en acide gras de type omega-3 sont également protecteurs pour la peau, les graines de chia en font partie et les chevaux les apprécient.

Comme mentionné précédemment pour la photosensibilisation, une bonne santé du foie est essentielle pour que les mécanismes de protection fonctionnent correctement. Pour cela une cure de chardon-marie, par exemple, peut être très utile pour éliminer plus spécifiquement les toxines au niveau de cet organe.

Et alors la "gale de boue" qu'en est-il ?

Ce que nous appelons communément gale de boue n’est autre qu’une conséquence de la photosensibilisation. Il y a eu photosensibilisation, la peau est abîmée et dans certaines circonstances, humidité ou boue, des infections bactériennes peuvent se développer au sein des lésions existantes. Les bactéries viennent probablement se nourrir des substances excrétées par la peau.

Le traitement ne va donc pas se limiter à éliminer la bactérie localement (désinfectant) ou oralement avec des antibiotiques, mais il faudra fournir au cheval les conditions pour qu’il puisse de débarrasser de la bactérie. La première étape sera donc de renforcer son immunité, puis de suivre le même protocole que pour traiter la photosensibilisation. La peau se remettra d’elle-même de ses lésions et les bactéries n’auront plus de raison de se trouver là.

Pour aller plus loin

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Stage avec Eric Ancelet

Le week-end du 30 et 31 mars 2019 se tiendra au Ottus Ranch un stage donné par le Dr Eric Ancelet

Eric Ancelet (vétérinaire et psychothérapeute) et créateur de la société Ohm Bioalternatives propose une approche holistique de la médecine équine.

Au cours du stage, les thèmes suivants seront abordés:
– Connaissances de l’espèce équine
– Physiologie digestive des équidés et de quels aliments ont-ils besoin?
– L’immunité et « défenses naturelles », origines et sens de la maladie
– La médecine conventionnelle et les médecines alternatives
– Présentations de différentes maladies ( allergies, syndrome métabolique équin, maladie de Lyme…)
– Les vers, le parasitisme, comment gérer cela?
– Concepts d’écothérapie et de permaculture

Vous inscrire ? c’est ici: https://goo.gl/forms/bzVa3HQ9bhdljF5C3

Une question ? association@ottusranch.com

Pour en savoir plus sur Eric Ancelet et les produits de phytothérapie ou gemmothérapie Ohm, rendez-vous sur la page: http://www.ohm-bioalternatives.com/notre-approche/

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Deux visions de la médecine

Je pratique et discute sur cette page de soins holistiques, d’acupression, de shiatsu, mais quelle vision de la médecine se cache derrière ces soins? La médecine traditionnelle chinoise, oui, mais que cela veut-il dire? Comment fonctionne-t-elle? Quelle est la philosophie qui se cache derrière?
Il existe deux manières de percevoir le monde qui nous entoure. J’ai été élevée, comme la plupart d’entre vous, selon une vision occidentale de la médecine. Nous voyons, non seulement la médecine, mais le monde qui nous entoure d’une certaine manière.

La vision occidentale

La philosophie des sciences en Occident se base sur le fait que les êtres-humains sont séparés de la nature et que le monde peut être découpé, comme une machine, et réduit aux différentes parties qui le constitue. La philosophie qui est derrière notre médecine actuelle nous vient de la vision philosophique de Descartes.

Selon ce dernier, le monde et tout ce qui le compose ressemble à une machine gouvernée par des lois mécaniques. Le corps des êtres-humains est donc vu comme une machine et Descartes précise qu’il y a une nette séparation entre le corps et l’esprit. La médecine occidentale est donc l’étude du fonctionnement de cette machine qu’est le corps. Le médecin est un mécanicien qui intervient parfois pour une opération de maintenance, mais qui, le plus souvent, effectuera des réparations d’urgence, comme par exemple remplacer une pièce défectueuse. Le corps est décomposé en organes, tissus, cellules et molécules chacun vu avec ses propres fonctions. Les anatomistes de l’époque divisaient donc le corps en différents parties, reliées les une aux autres, tout en étant chacune autonomes.

La spécialisation

Par la suite, lorsque la science, la médecine et l’industrie ont commencé à se mélanger, l’âge de la spécialisation a pu faire son apparition. C’est ainsi que les chimistes ont vu le corps comme une usine de produits chimiques que l’on peut contrôler et réguler à l’aide de molécules. Les physiciens, eux, ont vu le corps comme une structure atomique et ont développé les radiations (rayons-X) dans un but de diagnostic et de traitement. Les ingénieurs ont vu le corps comme une structure mécanique et ont inventé des outils pour pouvoir en remplacer des parties défectueuses. Ce sont toutes ces innovations qui ont permis à la médecine une grande avancée et qui permettent les opérations très complexes qu’il est actuellement possible de pratiquer.

L’origine de la maladie

Un autre changement majeur de conception est apparu au milieu du XIXème siècle lorsque Louis Pasteur a identifié une cause de maladie extérieure au corps: les germes. Selon sa théorie, ce sont des micro-organismes qui peuvent produire des symptômes spécifiques sur un corps sain qui va alors développer une maladie. Cette théorie a permis d’aider à expliquer les épidémies et de développer des remèdes contre elles.
Cette vision de la médecine a perduré, car, au début du XXème siècle, les médecines qui n’étaient pas basées sur le modèle cartésien étaient considérées comme non-scientifiques et seuls les centres de recherche basés sur ce modèle recevaient des aides financières.
Selon la conception cartésienne de la médecine, le médecin, tel un mécanicien, peut donc uniquement réparer ce qui est “cassé”. Il développe, cependant, un talent pour extraire des tumeurs, pour remplacer des articulations ou encore pour remettre en fonction une glande défectueuse à l’aide d’hormones. Les médecins se spécialisent même toujours plus, il y a des chirurgiens cardiovasculaires, des chirurgiens viscéraux, des neurochirurgiens, des chirurgiens orthopédistes, etc. Toutefois, ces médecins ne sont pas formés pour promouvoir la bonne fonction d’un système, d’un organe ou d’une articulation. Toutes les compétences sont basées sur l’intervention et non sur la prévention.
Le médecin est parfois perçu comme un “facteur” qui peut nous amener de la santé et nous avons alors l’impression que le pouvoir de guérir provient de l’extérieur comme administré par une entité mystérieuse.
Il persiste quelques paradoxes dans notre modèle actuel de la médecine, des thérapies extrêmement efficaces pour traiter un problème existent, mais elles sont dangereuses, toxiques, voire mortelles pour le patient. Il arrive que des maladies soient traitées, mais que la santé du patient ne s’améliore pas pour autant, principalement dû aux différents effets secondaires du traitement… Malgré tout, certaines chimiothérapies, dans certains types de cancers, se révèlent extrêmement utiles.

La vision orientale

La philosophie orientale se base sur le fait que la vie se déroule selon le cycle de la nature. La nature est un système unifié, le Tao, avec deux aspects complémentaires, le Yin et le Yang. La nature est en mouvement constant. Les êtres-humains font partie de la nature et représentent la jonction entre la Terre et le Ciel. La notion du Qi (“chi”) est au coeur de la médecine chinoise. Le Qi est ce qui anime la vie.
Dans cette vision, les êtres-humains sont perçus comme un jardin et le médecin est donc le jardinier dont le but est de cultiver la vie au sein de ce jardin. Ce jardin est un système dynamique qui transforme la lumière du jour et l’eau en tissu vivant: la végétation. Le jardinier a comme rôle de préparer le sol, de semer les graines, d’arroser, d’enlever les “mauvaises herbes” et d’organiser les différentes plantes pour qu’elles profitent au mieux les unes des autres.

Principe de correspondance et harmonie

La médecine chinoise se base également sur la théorie de correspondance. Selon cette théorie, un système peut être en équilibre uniquement si tous les petits systèmes qui le composent sont, eux aussi, en équilibre. Contrairement à la spécialisation de la médecine occidentale, la médecine orientale applique le principe de l’harmonie. Le corps étant vu comme un grand système au sein duquel chaque organe doit être lui-même en équilibre pour que le corps entier puisse également l’être.
Dans la philosophie orientale, les événements se déroulent en association les uns avec les autres, alors que dans notre philosophie occidentale, les événements se déroulent en série, les uns après les autres. En médecine occidentale, une cause unique est donc à l’origine du développement d’une pathologie, tandis qu’en médecine orientale, la cause d’une pathologie provient d’une disharmonie dans le système. Si les disharmonies sont arrangées pour que l’harmonie revienne, la cause de la pathologie disparaît puisque les conditions qui lui avaient permis d’apparaître n’existent plus.
La médecine occidentale va tout logiquement traiter les causes, tandis que la médecine chinoise va traiter les conditions entourant la cause.

L’origine de la maladie

La santé est la capacité d’un organisme à répondre aux différents défis qu’il rencontre, tout en conservant son équilibre. La maladie survient lorsque l’organisme n’a pas su conserver son équilibre et s’adapter au défi qu’il rencontrait. Il y aurait donc une situation préalable de déséquilibre et de disharmonies dans l’organisme qui permettent à la maladie de s’installer.

Comme un jardin, l’organisme a besoin d’équilibre dans ce qu’il contient et ce qu’il reçoit. Il est facile de concevoir un jardin qui a besoin d’eau, d’air et de lumière, mais qui doit les recevoir dans des proportions appropriées pour ne pas risquer d’inonder les plantes, de les assécher ou encore de les brûler.

Le jardinier se trouve parfois dans l’obligation de traiter fortement un problème, comme une invasion d’insectes à l’aide d’un produit, mais il va faire attention à ne pas nuire à la plante. Les médecins en médecine chinoise feront de mêmes, pour soigner une maladie tout en permettant au patient de pouvoir récupérer rapidement, ils vont traiter la maladie tout en travaillant sur les forces de l’organisme.

La prévention

Tels des jardiniers, les médecins veilleront à ce que l’organisme soit en équilibre en étudiant des signes extérieurs. En effet, les êtres-vivants sont, tout comme un jardin, sensibles au climat extérieur. Ainsi, le vent, la chaleur, l’humidité ou la sécheresse provoqueront des effets qui seront directement observables sur l’organisme. Il faut donc s’assurer que le corps soit en équilibre avec ces différents éléments. L’acupuncture, l’acupression et des traitements à base d’herbes médicinales permettent de rééquilibre l’organisme. La force de la médecine chinoise est donc d’identifier un déséquilibre interne, alors qu’à priori l’organisme paraît fonctionner correctement. Cependant, ce déséquilibre provoquerait, s’il subsistait, des dommages au niveau de l’organisme. La médecine chinoise agit donc préventivement.

Faiblesse

La médecine chinoise, voyant les éléments comme interconnectés les uns aux autres, elle ne sépare pas le problème de la personne qui le rencontre. Elle n’est donc pas spécialisée pour analyser si une cellule est bénigne ou non ou encore pour une ablation d’organe. La médecine occidentale, elle, est, au contraire, extrêmement spécialisée et donc compétente pour intervenir sur des problèmes précis.

Complémentarité

Les deux visions sont donc complémentaires l’une à l’autre. Il me paraît judicieux d’adopter le point de vue oriental pour agir préventivement à la maladie ce qui permet d’éviter des souffrances, que ce soit pour nous ou pour nos animaux. Et si malgré tout, une maladie aigue se produit, la médecine occidentale peut sauver la vie d’un animal en « ôtant » le problème. Après, la médecine orientale prendra le relais pour rétablir les bonnes conditions pour que le jardin puisse s’épanouir au mieux et rester en équilibre.

Ecrit par Orianne Holistic Care & Horsemanship
Source: “Between Heaven And Earth: a guide to chinese medicine”, Harriet Beinfield & Efrem Korngold

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L’hiver: la saison de l’élément eau

L’hiver est là, les jours deviennent de plus en plus courts. La luminosité diminue fortement et on a envie de passer moins de temps en extérieur. Saviez-vous qu’en médecine traditionnelle chinoise l’hiver est associé à l’élément eau?

Dans la nature, l’énergie utilisée par les plantes et les arbres retourne dans les racines jusqu’au printemps. L’hiver est une période de repos, de régénération, que ce soit pour les végétaux ou pour nos animaux et nous.
Les animaux peuvent être particulièrement sensibles à certains problèmes de santé à cette période de l’année. Le froid extérieur peut créer des déséquilibres à l’intérieur des animaux. C’est le moment où vont s’exprimer toute sortes de poussées de chaleur.

Chez le cheval cela se manifeste par des abcès de peau ou de sabots, par des inflammations de la peau (du type de ce que l’on appelle “gale de boue” ou encore par de la dermatophilose). Tandis que chez le chien, nous pourrons observer des rougeurs de peau localisées qui le démangeront particulièrement beaucoup. Et finalement chez l’humain, nos déséquilibres s’exprimeront le plus souvent par nos extrémités qui deviennent froides et qui peinent à se réchauffer, même une fois rentrés “au chaud”. D’autres problèmes comme l’arthrite fera son apparition ou encore des problèmes respiratoires.

Une séance d’acupression durant l’hiver permettra de rééquilibrer l’élément eau chez vos animaux et de rendre cette saison, parfois difficile, la plus agréable possible pour vous et vos animaux.

Acupression

Qu'est-ce que l'acupression ?

L’acupression (ou acupressure) est une technique qui consiste à appliquer sur la surface de la peau une pression avec les doigts pour stimuler une réponse de soin. Elle permet d’améliorer la santé et le comportement d’un animal.

Cette méthode est basée sur les théories de la médecine chinoise et sur celle des 5 éléments. Cette théorie soutient que chaque animal est un mélange de 5 éléments (bois, feu, terre, métal et eau).

Un de ces éléments est dominant. Cet élément est intimement lié à la personnalité, au fonctionnement et à la prédisposition à certains soucis de santé d’un animal. L’élément dominant peut avoir tendance à s’épuiser, les autres éléments étant plus faibles, il y a un déséquilibre. Il est alors possible d’offrir un soutien à l’animal par cette méthode. Des situations particulières de la vie du cheval (déménagement, concours, mauvaise alimentation, etc) peuvent avoir une influence sur l’équilibre des 5 éléments et perturber la circulation de l’énergie dans le corps.

Pour en savoir plus sur la médecine traditionelle chinoise et les 5 éléments, je vous conseille ce livre (en anglais).

La méthode consiste à appuyer sur des points précis à la surface de la peau. Il est possible d’avoir une influence avec les méridiens (voies de circulation de l’énergie dans le corps).

Une séance d’acupression permet donc d’améliorer cette circulation d’énergie. Cela permet également d’éviter des blocages qui pourraient faire apparaître des maladies ou d’autres difficultés. La séance comprend également une part de travail énergétique et de massage shiatsu.

Les bienfaits d'une séance

  • Améliorer le bien-être, la vitalité
  • Renforcer l’immunité
  • Soutenir le système digestif (coliques, diarrhées, constipation, etc)
  • Améliorer la mobilité, la souplesse
  • Aider en cas de problèmes de peau, d’allergies, de verrues et sarcoïdes
  • Aider en cas de difficultés respiratoires (toux, allergies, asthme, etc.)
  • Aider en cas de chaleurs douloureuses, ou irrégulières
  • Aider le vieillissement, mais également la croissance
  • Offrir un soutient en cas de comportements difficiles (forte dominance, excitation, difficultés de concentration, etc.)
  • Soulager en cas de boiterie, de douleurs au dos, etc.
  • Et encore de nombreux autres…

Quand effectuer une séance ?

Une séance d’acupression est particulièrement recommandée dans les situations qui pourraient poser un souci à votre animal ou dans votre relation avec lui. Cette méthode peut également apporter un soutien dans la préparation d’événements particulier (concours, déménagement, etc).

Une séance d’acupression peut également être l’occasion d’offrir un moment de bien-être à votre compagnon, il n’est pas nécessaire d’attendre un problème de santé ou un événement particulier.

N’hésitez pas à venir découvrir mes services.

ATTENTION , une séance d’acupression ne remplace pas un vétérinaire. En cas d’urgence vitale pour l’animal, le vétérinaire doit être appelé en premier.

L’acupression utilise une approche holistique (voir le tout) du cheval, ainsi le travail en collaboration avec le vétérinaire et les autres professionnels de la santé (ostéopathe, etc.) est tout à fait souhaitable.