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Stage avec Eric Ancelet

Le week-end du 30 et 31 mars 2019 se tiendra au Ottus Ranch un stage donné par le Dr Eric Ancelet

Eric Ancelet (vétérinaire et psychothérapeute) et créateur de la société Ohm Bioalternatives propose une approche holistique de la médecine équine.

Au cours du stage, les thèmes suivants seront abordés:
– Connaissances de l’espèce équine
– Physiologie digestive des équidés et de quels aliments ont-ils besoin?
– L’immunité et « défenses naturelles », origines et sens de la maladie
– La médecine conventionnelle et les médecines alternatives
– Présentations de différentes maladies ( allergies, syndrome métabolique équin, maladie de Lyme…)
– Les vers, le parasitisme, comment gérer cela?
– Concepts d’écothérapie et de permaculture

Pour vous inscrire, c’est ici: https://goo.gl/forms/bzVa3HQ9bhdljF5C3

Pour toute question: association@ottusranch.com

Pour en savoir plus sur Eric Ancelet et les produits de phytothérapie ou gemmothérapie Ohm, rendez-vous sur la page: http://www.ohm-bioalternatives.com/notre-approche/

 

L’hébergement de chevaux : où, quand, comment ?

Cet article fait parti d’une suite d’articles qui commence par celui-ci : L’hébergement des chevaux, que de questions

Comme indiqué dans le précédant article (ici), comprendre qui est le cheval, c’est déjà répondre en grande partie à la question de l’aménagement de son espace de vie. Ainsi nous avons débuté notre réflexion en partant des besoins des chevaux : mouvement, troupeau, alimentation adaptée, stimulation cognitive. Nous avons ensuite réfléchi à la façon de concilier ces besoins avec les terrains à notre disposition et l’environnement, pour ne pas dire l’écosystème, qui s’étend autour de nous dans le nord du Limousin, à la limite de la Marche Limousine.

D’autres individus ou groupes d’individus sont également parvenus au même constat (et bien avant nous) et ont proposé des modèles d’aménagement d’environnement de chevaux. Le modèle le plus connu est probablement le Paddock Paradise®. Ce système, proposé par Jaime Jackson, s’inspire des observations qu’il a mené sur des mustangs dans la région de Great Bassin aux Etats-Unis. Le modèle propose de mettre en réseau différents espaces, comportant les ressources nécessaires à la vie du cheval (nourriture, eau, abri, jeu, etc.) grâce à des couloirs de quelques mètres de large. Répartir les ressources invite le cheval à se déplacer pour assouvir ses besoins. Toutefois d’autres modèles existent également, leur dénominateur commun est d’inviter au mouvement les chevaux en éloignant les ressources, la plupart proposent également d’avoir un regard attentif sur l’alimentation des chevaux.

Au Ottus Ranch, notre modèle d’hébergement est en accord avec le modèle proposé par l’association Equi-Pistes. En 2018, l’association a défini son système d’hébergement ainsi :

Une équi-piste est un système d’hébergement dont l’objectif principal est d’inviter les équidés à l’expression d’un mouvement fluide et continu. Il s’inscrit dans une démarche éthique globale souhaitant répondre aux différents besoins de l’espèce équine, mais également de préserver, voire d’améliorer, l’environnement dans lequel ils évoluent. Ce système doit aussi conduire à une charge de travail raisonnable et adaptée pour l’utilisateur.

Un cahier des charges a été rédigé afin de donner des lignes directrices, je vous invite à aller consulter pour plus d’informations.

Cahier des charges : qu’est-ce qu’une équi-piste ?

Au-delà de l’hébergement du cheval, au sens strict, la vision proposée par cette association est de donner au cheval un rôle actif de la gestion de son environnement ; le tout sans oublier des respecter l’humain. Dans cet article, nous allons surtout nous concentrer sur l’aménagement des espaces de vie, les relations entre chevaux, environnement et humain seront abordés dans un prochain article.

Et concrètement ?

Le Ottus Ranch dispose de deux équi-pistes aménagées selon les principes du cahier des charges : des espaces plus larges reliées entre eux par des pistes. La notion d’espace larges est essentielle, on pourrait limiter la perception d’un hébergement sur piste à ses pistes, toutefois cela serait une erreur. Les chevaux vivent, mangent, jouent, boivent, dans les espaces larges. Les pistes ne sont que des espaces de transit et non des lieux de vie. C’est pourquoi il est important que celle-ci ne soient pas trop larges, elles doivent inviter au mouvement.

Les chevaux vivent en extérieur toute l’année, en groupe. L’aspect sécuritaire est primordial pour nous, les pistes sont conçues de façon à ce qu’il n’y ait pas de cul de sac, afin de laisser la possibilité au cheval d’exprimer ses instincts de fuite s’il le juge nécessaire. Un soin particulier est porté aux clôtures et à leur entretien. Nous visons également à établir une relation de confiance avec tous les chevaux, notamment en croisant leur chemin plusieurs fois par jour dans leur espace de vie.

La notion d’espace de vie, celui des chevaux, celui des humains et leur interface est très importante au Ottus Ranch et nous y nous reviendrons un peu plus loin dans cet article. Une relation de confiance, basée sur le natural horsemanship et certains principes véhiculés par l’équitation dite éthologique, guide notre façon d’interagir avec le cheval. Notre approche permet d’avoir une relation harmonieuse exempte de rapport de force. Qu’il s’agisse d’un contrôle de routine pour s’assurer que le cheval est en bonne santé ou lors de soins essentiels, notre approche nous permet de que ces opérations se déroulent sans risque, ni pour le cheval, ni pour l’humain.

Les équidés disposent d’une alimentation à base de différents types de fourrages secs ou frais en fonction de la période de l’année. En effet, la gestion de l’alimentation est réfléchie en fonction des besoins nutritifs des chevaux, du stade végétatif des plantes, du respect d’un temps de repos suffisamment important pour ne pas nuire à la bio-diversité. Pour ce faire, nous gérons nos prés selon un principe inspiré du pâturage tournant.

Chaque équi-piste dispose de ses particularités, car chacune a été imaginée et aménagée en fonction du relief et de la végétation naturellement présente. Cela fait aussi partie de la conception intégrée à l’environnement qui nous est chère au Ottus Ranch.

L’équi-piste de la vallée est installée sur une parcelle de 6ha, divisée en 6 parcelles. Cette équi-piste dispose d’une piste de 1km de long pour une largeur comprise entre 3 et 5m et compte 10 zones plus larges et 18 points d’intérêts alimentaires (poteau sur lequel un filet à foin peut être accroché). Cette piste dispose d’un abri artificiel, un « faux arbre » pour se gratter, un point d’eau artificiel, ainsi qu’un espace de roulade.

L’équi-piste de l’étang est installée sur une parcelle de 8 ha, divisée en plusieurs parcelles. Une piste de moins de 2km chemine sur la parcelle (largeur entre 2m et 6m) et conduit les chevaux vers 7 espaces plus large où se trouve 11 points d’intérêts alimentaires. Les chevaux peuvent accéder à un point d’eau naturel, un abri artificiel, ainsi que plusieurs zones où ils peuvent accéder à des arbres pour se gratter ou s’abriter.

Il est important de ne pas oublier que le processus d’aménagement n’est pas statique. Comme mentionné en début de cet article : ce qui est statique disparaît, seul persiste ce qui s’adapte. Cela est valable pour les êtres vivants, mais également pour les méthodologies, les connaissances et bien sûr nos aménagements. Ainsi nous pratiquons une veille active au quotidien, c’est-à-dire que nous observons les comportements des chevaux pour détecter d’éventuels problèmes que nous essayons de corriger dans une perspective équine.

Pour formaliser le raisonnement, cela signifie qu’une analyse récurrente est réalisée afin d’évaluer l’adéquation entre les aménagements et le comportement des chevaux. Si une anomalie est détectée, une analyse situationnelle est entreprise. Lors de cette analyse situationnelle, nous décortiquons la situation en l’interprétant avec la perspective équine, puis nous mettons en place des mesures correctives.

Par exemple, nous constatons qu’un espace large est peu utilisé par les chevaux (on ne les y voit que rarement et il n’y pas de crottins à cet endroit) alors qu’il est imaginé pour que les chevaux s’y sentent bien et y reste. La prochaine étape sera de se demander qu’est-ce qui peut rendre l’endroit plus intéressant ou moins inintéressant pour les chevaux. En réflexion humaine, on pourrait se dire qu’il suffit de rajouter de la nourriture, mais est-ce aussi le cas si l’on se place dans une perspective « cheval » ? Pas forcément, en analysant l’endroit, on constate que la place n’offre pas un dégagé suffisant pour que les chevaux puissent voir les différentes possibilités de fuite. Ainsi le tracé de la piste est modifié pour leur offrir la possibilité de se positionner différemment et d’apercevoir les différents voies d’accès. Depuis la modification, on observe les chevaux à cet endroit et l’on y trouve des crottins.

Nous développerons l’aspect du processus continu d’amélioration de l’aménagement, ainsi que les différents facteurs permettant d’inférer le comportement des chevaux, dans un autre article (à chaque lecture suffit sa peine).

Au delà des mots, cela signifie qu’il faut rester ouvert aux feed-back fournis par les chevaux et toujours chercher des solutions allant dans le sens des besoins fondamentaux des chevaux.

Ces quelques explications clôturent la partie consacrée au « comment ». Ainsi nous avons donc mis notre énergie pour aménager un système d’hébergement constituant un environnement de vie qui se rapproche le plus possible des besoins fondamentaux des chevaux que nous appelons le monde des chevaux.

Ceci permet d’ouvrir une courte parenthèse (si, si, promis) et d’approfondir la question soulevés ci-dessous sur ce que j’appelle le monde des chevaux. En parallèle à ce monde, co-existe le monde des humains, qui répond aux besoins des humains. Ces mondes, comme je les appelle, sont l’environnement physique et émotionnelle qui correspondent aux besoins des différents acteurs. A l’interface entre le monde des humains et le monde des chevaux se trouve une zone correspond aux besoins des chumains. Cette zone, où chevaux et humains interagissent, est extrêmement riche et intéressante (tout comme en permaculture, ce sont les zones à l’interface entre deux espaces qui sont les plus riches).

Mais pourquoi séparer ces deux mondes ? L’humain et le cheval n’ont pas les mêmes besoins, ni le même fonctionnement et cela serait un affront aux chevaux que de les anthropomorphiser. Ce sujet sera approfondi dans un prochain article (fin de la parenthèse comme promis).

Venons-en aux questions du « où » et du « combien ».

Nous n’avons souvent qu’un choix limité quant à la première question, le monde des possibles n’est pas infinis dans l’espace dans lequel nous vivons et nous sommes souvent contraint d’aménager nos infrastructures où cela est possible compte tenu des contraintes administratives ou financières. Toutefois si l’on a le luxe de pouvoir choisir un terrain, j’opterais pour un terrain vallonné, mais disposant de surface plane, avec un végétation variée, des ressources hydriques et de bosquets pouvant servir d’apport fourrager, de lieu de vie abrité. Le Ottus Ranch regroupe la plupart des ces qualités, bien que nos ressources arboricoles soient faibles. Ainsi ces prochaines années, nous nous engageons dans une plantation massive de haies, brise-vent et fourragères, afin de développer nos ressources arboricoles. Une évolution vers l’agro-foresterie est aussi envisagée.

Et « combien ? » C’est une question récurrente, combien de cheval sur quelle surface ? La sagesse campagnarde disait 1 hectare pour 1 cheval, est-ce toujours vrai ? Oui et non, en fait ça dépend de beaucoup de choses.

Au Ottus Ranch, notre facteur limitant est la taille des abris : nous souhaitons que chaque cheval puisse trouver une place dans un abri si les conditions météorologiques le nécessitent. Le second facteur limitant est la longueur de la piste, ainsi que la superficie des espaces larges. Une piste de 2km ne comportant que deux zones de petite taille ne pourra pas accueillir autant d’équidés qu’une installation de 600m comptant de nombreuses zones larges et accueillantes. Le dernier critère, et pas des moindres, est la capacité à abreuver et alimenter les équidés présents : compte-t-on uniquement sur l’herbe ? Combien de tonnes de foin ai-je à ma disposition ?

Il y a de nombreuses autres questions à développer : que faire des crottins ? Comment favoriser la circulation sur les pistes ? Ces questions allongerait cet article, mais elles trouveront leur place dans de futurs articles.

 

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L’hébergement des chevaux : pour qui ?

Cet article fait parti d’une suite d’articles qui commence par celui-ci : L’hébergement des chevaux, que de questions

Dans cet article, je donne une réponse à cette question simple, en apparence en tout cas :

Au fait, cheval, qui es-tu ?

Le cheval serait, à la lumière des dernières recherches, le lointain descendant de hyracotherium. Anciennement connu sous le nom d’eohippus, ce petit mammifère, de la taille d’un renard vivait en zone forestière il y a environ 60 à 45 millions d’années. Il se nourrissait de jeunes pousses d’arbres, marchait sur des coussinets (comme les chiens) et 4 doigts.

C’est un chemin long de près de 50 millions d’années qui conduit vers equus (environ 4 millions d’année), l’ancêtre direct de l’équidé moderne. Tout au long de ce parcours, cela signifie qu’environ 10 millions de générations de lointains parents à notre compagnon préféré se sont succédé. Cela signifie qu’il y a eu un nombre gigantesque d’essais-erreurs qui ont permis à l’espèce de s’adapter aux changements liés à l’environnement et de sélectionner les individus les plus adaptés. Equus ferrus, le cheval sauvage à l’aube de sa domestication, vivait dans les steppe d’Asie, avec une nourriture variée, mais pauvre. Il avait donc de grandes distances à parcourir quotidiennement pour trouver la nourriture nécessaire à sa survie et à sa reproduction.

Pour l’anecdote, les derniers travaux consultés indiquent qu’eohippus et ses descendants étaient présents à de nombreux endroits sur le globe, mais que c’est très probablement la branche qui s’est retrouvée sur le continent américain qui a engendré le cheval moderne. Pourtant quand les Européens ont accosté sur le continent au 15ème siècle, les chevaux n’étaient plus présent. L’hypothèse la plus vraisemblable est que sous la pression des prédateurs, dont le tigre à dents de sabre (rappelez-vous de l’Âge de Glace), de changements climatiques, d’événements sismiques, et peut-être de l’homme, le cheval a disparu du continent américain il y a environ 16’500 ans. La branche américaine aurait donc gagné les steppes asiatiques par le Détroit de Béring, qui permettait lors de la dernière glaciation un passage aisé entre les continents américain et eurasien. C’est par ce même passage que les hommes sont arrivés sur le continent américain il y a environ 16’000 ans.

La fin de l’histoire du cheval sauvage coïncide avec la début de celle du cheval domestique. N’oublions pas quelques outsiders que l’on peut nommer des chevaux naturels (des chevaux domestiques qui sont retournés à l’état sauvage, comme par exemple les mustangs qui ont trouvé un environnement dans les étendues étasuniennes, quelques dizaines de milliers après que les chevaux aient disparus du continent américain) ou des chevaux ferraux dans l’est de l’Europe ou dans les steppes asiatiques. Cette distinction entre cheval sauvage et cheval domestique peut sembler importante, car tandis que le cheval sauvage est issu de l’adaptation de l’espèce à un environnement, le cheval domestique a été influencé par des choix humains sur la base de critères qui n’étaient peut-être pas ceux qui auraient été retenus par la nature en guise d’adaptabilité à l’environnement.

Prenons un peu de recul, et comparons les manipulations humaines en regard de l’histoire d’Equus. Le cheval naturel, pour les plus anciennes souches, elles ont pu profité d’environ 450 ans de retour à la nature, soit entre 100 et 120 générations, ce qui est négligeable en regard des 10 millions de générations mentionnées précédemment. Le constat est le même pour le cheval domestique, bien que l’on observe régulièrement des chevaux dont le métabolisme est en conflit avec leur environnement de vie (quand on pense Cushing, Syndrome Métabolique Equin, etc.). Toutefois l’histoire du cheval domestique est constituée d’environ 1.100 générations de chevaux qui se sont succédé depuis les débuts de la domestication, environ 3.500 ans avant notre ère. En regard des millions de générations citées précédemment, c’est une pièce de 2 euros posée sur la tranche au pied de la Tour Eiffel.

http://www2.cnrs.fr/presse/communiqe/1549.htm

Cette petite parenthèse généalogique nous permet de comprendre que bien que les chevaux aient pu être influencés par les choix des éleveurs, l’influence humaine sur la génétique du cheval est relativement restreinte en regard de l’influence de son environnement durant des dizaines de milliers d’années.

Mais, me direz-vous, qu’en est-il des chevaux dont le métabolisme est en conflit avec leur environnement ? Le problème n’est pas à chercher du côté de la génétique du cheval qui n’est pas adapté à l’environnement, mais de l’environnement qui n’est plus adapté à la génétique du cheval. On peut raisonnablement penser que ce sont les changements apportés depuis la seconde partie du 20e siècle (utilisation massive d’intrants pétro-chimiques, monoculture, disparition des haies, diminution des espaces, déplacements massifs et aisés des animaux grâce aux transports modernes, etc.) qui ont contribué à l’émergence d’inadéquation plutôt que la modification brutale de la génétique du cheval.

Intéressons nous donc en quelques lignes à la physiologie du cheval pour mieux comprendre son fonctionnement, ses besoins. Ces observations vont nous apporter des réponses pour l’aménagement d’un lieu d’hébergement adapté.

Le présence des deux yeux sur les côtés de sa tête indiquent que le cheval vient d’un environnement ouvert où il doit pouvoir surveiller sur un large champ, donc potentiellement exposé à des prédateurs. C’est un animal de proie. Un animal qui restera craintif et, pour la plupart des individus, répondra à une attaque ressentie par la fuite. Il faut donc que son système d’hébergement lui permette d’exprimer ce comportement.

L’estomac du cheval est de petite contenance (en regard de sa taille) sa digestion est principalement bactérienne (pour la digestion de fibres provenant d’herbe, foin, écorces, bois) et très accessoirement enzymatique (pour lui permettre de digérer ainsi une faible quantité de glucides non structuraux (fructane ou amidon) ou de sucres simples issus de fruits. Il ne s’agit pas d’un ruminant, il ne possède qu’un seul estomac.

En regard de la vie de nomade dans les steppes, tout cela semble logique : les steppes sont des endroits disposant de peu de cachettes pour un animal de proie comme le cheval : lorsqu’il s’agit d’échapper à un prédateur le cheval doit donc être léger et rapide pour courir vite, un estomac chargé ne le permettrait pas ! De ce fait le cheval doit manger très régulièrement (entre 14 et 16 heures par jour selon la majorité des études menées) afin de satisfaire ses besoins énergétiques.

Sa physiologie digestive a également été influencée par la nourriture qu’il avait à sa disposition dans son environnement : principalement des herbes pauvres, des herbes sèches en hiver, de la mousse, des lichens, de l’écorce, des branches, etc. Des grains issus de céréales, oui, mais quelques semaines par année, idem pour les fruits. Tout cela est une nourriture d’exception pour le cheval. D’autant plus que dans l’environnement sauvage, il n’avait pas de vergers, ni de champ de blé, il s’agissait d’un épi par ci et par là, idem pour les arbres fruitiers, au milieu d’une diversité de végétaux. Nous l’avions soulevé quelques lignes plus haut, l’humain avec l’essor de l’agriculture a modifié l’environnement du cheval en mettant à sa disposition de nombreuses ressources alimentaires auxquelles il n’avait historiquement accès que très occasionnellement. Il est donc logique que le système digestif équin ne soit pas conçu pour traiter de grandes doses de sucre. En regard de l’efficience d’un organisme vivant dans un environnement hostile, disposer d’un organe qui n’est utilisé que quelques semaines par année est encombrant.

De ce fait, le cheval doit disposer d’une nourriture à volonté (petit estomac), mais diversifiée et surtout riche en fibres plutôt qu’en sucre (plus de digestion bactérienne qu’enzymatique). Son biote (flore intestinale) est conçu pour décomposer et transformer en éléments assimilables des fibres qui proviennent de tiges de graminées, d’écorce ou encore de bois (fibro-ligneuse). Pour l’hébergeur cela implique, d’éviter l’herbe sucrée du printemps et de l’automne, mais également de fournir une nourriture variée et de lui proposer des fourrages variés comme des arbres fourragers.

http://www.equi-pistes.fr/arbres-fourragers

Nous en parlions avant, le cheval est un animal nomade, ses ressources sont dispersées, il est soumis continuellement à un stress de la part de son environnement. Dans un environnement humanisé, en l’absence de prédateurs et de contraintes, il est tout de même nécessaire pour lui de se déplacer continuellement dans un environnement avec des stimulations pour garder ses sens en éveil. La phrase « le cheval se déplace pour manger et mange pour se déplace », énoncée par le Dr. Eric Ancelet, résume à merveille le fonctionnement du cheval. La bonne compréhension de cette phrase est une clef pour la construction d’un système d’hébergement à même de répondre aux besoins des équidés.

En résumé, le cheval est un végétivore (qui mange des végétaux et pas uniquement de l’herbe), qui a besoin de

  • – stimulation physique (mouvement) avec la liberté de fuir
  • – contacts sociaux
  • – stimulation cognitive
  • – s’alimenter conformément à sa nature de végétivore

Pour nous, au Ottus Ranch, comprendre qui est le cheval et d’où il vient, c’est lui garantir un hébergement adapté à ses besoins fondamentaux. La liste énoncée ci-dessus constitue notre ligne directrice pour l’aménagement de l’environnement des équidés. L’hébergement de chevaux : où, quand, comment ? ce sont les questions que nous aborderons dans le prochain article où nous parlerons de l’hébergement des chevaux au Ottus Ranch.

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L’hébergement des chevaux : pourquoi ?

Cet article fait parti d’une suite d’articles qui commence par celui-ci : L’hébergement des chevaux, que de questions

Avant de s’attaquer à comment, où et combien. Nous allons commencer le tour de ces questions par « pourquoi ». C’est peut-être la question la moins évidente, et celle que l’on se pose le moins souvent… Mais il est bon de se rappeler, de temps en temps, pourquoi est-ce qu’on héberge des chevaux. Que ça soit en tant que simple propriétaire d’équidés, gérant de structure ou dans un rôle situé quelque part entre ces deux statuts.

Que ce soit par passion pour ce noble animal, par conviction, par intérêt économique (un revenu professionnel, un revenu accessoire, héberger son cheval à domicile pour ne pas payer une pension), par praticité, par obligation, ou pour une autre chose, les raisons qui nous poussent à héberger des chevaux peuvent être complexes, variées et souvent interconnectées. Nous n’allons pas entrer dans le détail de ces différentes raisons, chacune pouvant être justifiée à un moment donné. Toutefois, je vous invite à vous demander régulièrement si les raisons qui vous ont poussé à héberger des chevaux sont toujours en phase avec votre situation actuelle, vos envies et vos besoins. Et si ce n’est pas le cas, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour y remédier ?

Au Ottus Ranch, l’hébergement des chevaux fait partie de la mission que nous avons souhaité donné à ce lieu : « héberger chevaux et humains pour des séjours instructifs ou récréatifs ». L’hébergement de chevaux fait donc partie des fondamentaux pour notre structure, mais dans quel but ? En tout premier, nous hébergeons nos propres chevaux. Ces derniers ont eu un rôle important dans le choix de notre professionnalisation dans ce secteur d’activité. De là est apparu clairement que notre motivation principale sera de proposer à nos chevaux un cadre de vie qui encourage l’expression de leurs comportements innés dans un système visant à répondre à leurs besoins physiologiques. Une fois ce choix entériné, deux nouvelles motivations sont devenues des évidences pour nous :

  • faire partager la joie de la vie en troupeau à nos chevaux
  • permettre à d’autres chumains (mot valise faisant référence au couple cheval – humain) de bénéficier de la formule d’hébergement que nous proposons, au coeur de la nature, respectueux des besoins des chevaux et des cavaliers.

L’hébergement de chevaux est une activité encadrée par des règles juridiques, mais également des règles pas forcément obligatoires, mais éthiques, comme les notions de bien-être animalier. Tandis que la France compte des règles sur la détention des animaux dans le Code Rural, ainsi que quelques règles spécifiques aux équidés dans le Code des Sports. Celui-ci ne s’appliquant qu’aux centres équestres.

D’autres nombreux pays ont établis des règles, souvent juridiquement contraignantes, concernant la détention des animaux, et plus particulièrement les équidés. L’IFCE récapitule ces informations dans une fiche.

http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/reglementation/detenteurs-et-proprietaires/reglementation-relative-a-la-protection-et-au-respect-de-lanimal.html

On peut citer, par exemple, le Droit Suisse qui consacre une loi entière à la protection des animaux qui promeut quelques principes, par exemple l’article 6 de la-dite loi contraint «Toute personne qui détient des animaux ou en assume la garde doit, d’une manière appropriée, les nourrir, en prendre soin, leur garantir l’activité et la liberté de mouvement nécessaires à leur bien-être et, s’il le faut, leur fournir un gîte. » Ainsi qu’une ordonnance d’application qui interdit notamment l’utilisation de barbelé pour les chevaux (article 63) ou l’interdiction de détenir des équidés à l’attache (article 59), donc pas de stalle. On voit ici que la législation impose des directives claires en matière de bien-être aux gestionnaires d’hébergements d’animaux, il est existe également de nombreux textes juridiquement non contraignants. Le plus connu est probablement les 5 règles instaurées édictées en 1992 par l’Animal Welfare Council :

  1. Ne pas souffrir de la faim ou de la soif – accès à de l’eau fraîche et à une nourriture adéquate assurant la bonne santé et la vigueur des animaux.
  2. Ne pas souffrir d’inconfort – environnement approprié comportant des abris et une aire de repos confortable.
  3. Ne pas souffrir de douleurs, de blessures ou de maladies – prévention ou diagnostic rapide et traitement.
  4. Pouvoir exprimer les comportements naturels propres à l’espèce – espace suffisant, environnement approprié aux besoins des animaux, et contact avec d’autres congénères.
  5. Ne pas éprouver de peur ou de détresse – conditions d’élevage et pratiques n’induisant pas de souffrances psychologiques.

En France, nous trouvons notamment la Fédération Nationale du Cheval (FNC) qui a édicté une charte qui a été signée par les représentants de professionnels de la filière équine française.

www.fnc.fnsea.fr/toutes-les-thematiques/bien-etre-equin/charte-bee/articles/charte-signee/

On peut également citer l’association Equi-Pistes qui réunit particuliers et professionnels autour de valeurs communes concernant le respect des besoins fondamentaux du cheval dans son hébergement. Cette association a édité une charte à laquelle ses membres adhèrent.

www.equi-pistes.fr

Le charte comporte 3 volets chacun consacré à un thème formant le triangle relationnel (cheval – humain – environnement) de l’hébergement des équidés. La partie consacrée aux chevaux est retranscrite ci-dessous, je vous invite à aller lire l’ensemble de la charte sur le site de l’association.

Connaître et respecter le cheval :

  • Permettre au cheval de vivre en extérieur avec des congénères et l’encourager à se déplacer
  • Veiller à son confort et à sa sécurité
  • Apporter une alimentation en cohérence avec sa physiologie pour renforcer sa santé naturellement
  • Apporter les soins réguliers nécessaires (entretien des pieds, des dents, etc.)

Après avoir lu ces quelques lignes, on se dit que l’on est conforté dans notre choix de mettre en place un hébergement de chevaux qui tient compte de tous ces critères de bien-être afin que notre compagnon poilu, et ses copains, y soient bien. On a déjà les grandes lignes de ce qu’on doit faire, respectivement de ce qu’on doit éviter. C’est pas mal, par contre il reste beaucoup de questions (de comment) à éliminer avant de se lancer dans ce travail, chronophage, il ne faut pas se le cacher.

Pour faciliter la découverte de ces réponses, je vous invite à nous intéresser à un élément récurrent entre ces deux différentes chartes : l’équidé. Après avoir traité le « pourquoi », intéressons-nous au « pour qui » ? Cette seconde question nous fournira des éléments qui seront essentiels pour ajuster nos idées humaines au mode de vie des chevaux quand nous aborderons le « comment ». Cela nous permettra d’éviter de penser humain lorsqu’il s’agira de penser cheval concernant des questions d’aménagement de l’espace de vie des chevaux.

Répondons donc à cette question simple, en apparence en tout cas, dans le prochain article :L’hébergement des chevaux : pour qui ?

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Deux visions de la médecine

Je pratique et discute sur cette page de soins holistiques, d’acupression, de shiatsu, mais quelle vision de la médecine se cache derrière ces soins? La médecine traditionnelle chinoise, oui, mais que cela veut-il dire? Comment fonctionne-t-elle? Quelle est la philosophie qui se cache derrière?
Il existe deux manières de percevoir le monde qui nous entoure. J’ai été élevée, comme la plupart d’entre vous, selon une vision occidentale de la médecine. Nous voyons, non seulement la médecine, mais le monde qui nous entoure d’une certaine manière.

La vision occidentale

La philosophie des sciences en Occident se base sur le fait que les êtres-humains sont séparés de la nature et que le monde peut être découpé, comme une machine, et réduit aux différentes parties qui le constitue. La philosophie qui est derrière notre médecine actuelle nous vient de la vision philosophique de Descartes. Selon lui, le monde et tout ce qui le compose ressemble à une machine gouvernée par des lois mécaniques. Le corps des êtres-humains est donc vu comme une machine et Descartes précise qu’il y a une nette séparation entre le corps et l’esprit. La médecine occidentale est donc l’étude du fonctionnement de cette machine qu’est le corps. Le médecin est un mécanicien qui intervient parfois pour une opération de maintenance, mais qui, le plus souvent, effectuera des réparations d’urgence, comme par exemple remplacer une pièce défectueuse. Le corps est décomposé en organes, tissus, cellules et molécules chacun vu avec ses propres fonctions. Les anatomistes de l’époque divisaient donc le corps en différents parties, reliées les une aux autres, tout en étant chacune autonomes.

La spécialisation

Par la suite, lorsque la science, la médecine et l’industrie ont commencé à se mélanger, l’âge de la spécialisation a pu faire son apparition. C’est ainsi que les chimistes ont vu le corps comme une usine de produits chimiques que l’on peut contrôler et réguler à l’aide de molécules. Les physiciens, eux, ont vu le corps comme une structure atomique et ont développé les radiations (rayons-X) dans un but de diagnostic et de traitement. Les ingénieurs ont vu le corps comme une structure mécanique et ont inventé des outils pour pouvoir en remplacer des parties défectueuses. Ce sont toutes ces innovations qui ont permis à la médecine une grande avancée et qui permettent les opérations très complexes qu’il est actuellement possible de pratiquer.

L’origine de la maladie

Un autre changement majeur de conception est apparu au milieu du XIXème siècle lorsque Louis Pasteur a identifié une cause de maladie extérieure au corps: les germes. Selon sa théorie, ce sont des microorganismes qui peuvent produire des symptômes spécifiques sur un corps sain qui va alors développer une maladie. Cette théorie a permis d’aider à expliquer les épidémies et de développer des remèdes contre elles.
Cette vision de la médecine a perduré, car, au début du XXème siècle, les médecines qui n’étaient pas basées sur le modèle cartésien étaient considérées comme non-scientifiques et seuls les centres de recherche basés sur ce modèle recevaient des aides financières.
Selon la conception cartésienne de la médecine, le médecin, tel un mécanicien, peut donc uniquement réparer ce qui est “cassé”. Il développe, cependant, un talent pour extraire des tumeurs, pour remplacer des articulations ou encore pour remettre en fonction une glande défectueuse à l’aide d’hormones. Les médecins se spécialisent même toujours plus, il y a des chirurgiens cardiovasculaires, des chirurgiens viscéraux, des neurochirurgiens, des chirurgiens orthopédistes, etc. Toutefois, ces médecins ne sont pas formés pour promouvoir la bonne fonction d’un système, d’un organe ou d’une articulation. Toutes les compétences sont basées sur l’intervention et non sur la prévention.
Le médecin est parfois perçu comme un “facteur” qui peut nous amener de la santé et nous avons alors l’impression que le pouvoir de guérir provient de l’extérieur comme administré par une entité mystérieuse.
Il persiste quelques paradoxes dans notre modèle actuel de la médecine, des thérapies extrêmement efficaces pour traiter un problème existent, mais elles sont dangereuses, toxiques, voire mortelles pour le patient. Il arrive que des maladies soient traitées, mais que la santé du patient ne s’améliore pas pour autant, principalement dû aux différents effets secondaires du traitement… Malgré tout, certaines chimiothérapies, dans certains types de cancers, se révèlent extrêmement utiles.

La vision orientale

La philosophie orientale se base sur le fait que la vie se déroule selon le cycle de la nature. La nature est un système unifié, le Tao, avec deux aspects complémentaires, le Yin et le Yang. La nature est en mouvement constant. Les êtres-humains font partie de la nature et représentent la jonction entre la Terre et le Ciel. La notion du Qi (“chi”) est au coeur de la médecine chinoise. Le Qi est ce qui anime la vie.
Dans cette vision, les êtres-humains sont perçus comme un jardin et le médecin est donc le jardinier dont le but est de cultiver la vie au sein de ce jardin. Ce jardin est un système dynamique qui transforme la lumière du jour et l’eau en tissu vivant: la végétation. Le jardinier a comme rôle de préparer le sol, de semer les graines, d’arroser, d’enlever les “mauvaises herbes” et d’organiser les différentes plantes pour qu’elles profitent au mieux les unes des autres.

Principe de correspondance et harmonie

La médecine chinoise se base également sur la théorie de correspondance. Selon cette théorie, un système peut être en équilibre uniquement si tous les petits systèmes qui le composent sont, eux aussi, en équilibre. Contrairement à la spécialisation de la médecine occidentale, la médecine orientale applique le principe de l’harmonie. Le corps étant vu comme un grand système au sein duquel chaque organe doit être lui-même en équilibre pour que le corps entier puisse également l’être.
Dans la philosophie orientale, les événements se déroulent en association les uns avec les autres, alors que dans notre philosophie occidentale, les événements se déroulent en série, les uns après les autres. En médecine occidentale, une cause unique est donc à l’origine du développement d’une pathologie, tandis qu’en médecine orientale, la cause d’une pathologie provient d’une disharmonie dans le système. Si les disharmonies sont arrangées pour que l’harmonie revienne, la cause de la pathologie disparaît puisque les conditions qui lui avaient permis d’apparaître n’existent plus.
La médecine occidentale va tout logiquement traiter les causes, tandis que la médecine chinoise va traiter les conditions entourant la cause.

L’origine de la maladie

La santé est la capacité d’un organisme à répondre aux différents défis qu’il rencontre, tout en conservant son équilibre. La maladie survient lorsque l’organisme n’a pas su conserver son équilibre et s’adapter au défi qu’il rencontrait. Il y aurait donc une situation préalable de déséquilibre et de disharmonies dans l’organisme qui permettent à la maladie de s’installer.
Comme un jardin, l’organisme a besoin d’équilibre dans ce qu’il contient et ce qu’il reçoit. Il est facile de concevoir un jardin qui a besoin d’eau, d’air et de lumière, mais qui doit les recevoir dans des proportions appropriées pour ne pas risquer d’inonder les plantes, de les assécher ou encore de les brûler.
Le jardinier se trouve parfois dans l’obligation de traiter fortement un problème, comme une invasion d’insectes à l’aide d’un produit, mais il va faire attention à ne pas nuire à la plante. Les médecins en médecine chinoise feront de mêmes, pour soigner une maladie tout en permettant au patient de pouvoir récupérer rapidement, ils vont traiter la maladie tout en travaillant sur les forces de l’organisme.

La prévention

Tels des jardiniers, les médecins veilleront à ce que l’organisme soit en équilibre en étudiant des signes extérieurs. En effet, les êtres-vivants sont, tout comme un jardin, sensibles au climat extérieur. Ainsi, le vent, la chaleur, l’humidité ou la sécheresse provoqueront des effets qui seront directement observables sur l’organisme. Il faut donc s’assurer que le corps soit en équilibre avec ces différents éléments. L’acupuncture, l’acupression et des traitements à base d’herbes médicinales permettent de rééquilibre l’organisme. La force de la médecine chinoise est donc d’identifier un déséquilibre interne, alors qu’à priori l’organisme paraît fonctionner correctement. Cependant, ce déséquilibre provoquerait, s’il subsistait, des dommages au niveau de l’organisme. La médecine chinoise agit donc préventivement.

Faiblesse

La médecine chinoise, voyant les éléments comme interconnectés les uns aux autres, elle ne sépare pas le problème de la personne qui le rencontre. Elle n’est donc pas spécialisée pour analyser si une cellule est bénigne ou non ou encore pour une ablation d’organe. La médecine occidentale, elle, est, au contraire, extrêmement spécialisée et donc compétente pour intervenir sur des problèmes précis.

Complémentarité

Les deux visions sont donc complémentaires l’une à l’autre. Il me paraît judicieux d’adopter le point de vue oriental pour agir préventivement à la maladie ce qui permet d’éviter des souffrances, que ce soit pour nous ou pour nos animaux. Et si malgré tout, une maladie aigue se produit, la médecine occidentale peut sauver la vie d’un animal en « ôtant » le problème. Après, la médecine orientale prendra le relais pour rétablir les bonnes conditions pour que le jardin puisse s’épanouir au mieux et rester en équilibre.

Ecrit par Orianne Holistic Care & Horsemanship
Source: “Between Heaven And Earth: a guide to chinese medicine”, Harriet Beinfield & Efrem Korngold

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L’hiver: la saison de l’élément eau

L’hiver est là, les jours deviennent de plus en plus courts, la luminosité diminue fortement, on a envie de passer moins de temps en extérieur. Saviez-vous qu’en médecine traditionnelle chinoise l’hiver est associé à l’élément eau?
Dans la nature, l’énergie utilisée par les plantes et les arbres retourne dans les racines jusqu’au printemps. L’hiver est une période de repos, de régénération, que ce soit pour les végétaux ou pour nos animaux et nous.
Les animaux peuvent être particulièrement sensibles à certains problèmes de santé à cette période de l’année. Le froid extérieur peut créer des déséquilibres à l’intérieur des animaux. C’est le moment où vont s’exprimer toute sortes de poussées de chaleur, cela se manifestera chez le cheval par des abcès de peau ou de sabots, par des inflammations de la peau (du type de ce que l’on appelle “gale de boue” ou encore par de la dermatophilose). Chez le chien nous pourrons observer des rougeurs de peau localisées qui le démangeront particulièrement beaucoup. Chez nous, nos déséquilibres s’exprimeront le plus souvent par nos extrémités qui deviennent froides et qui peinent à se réchauffer, même une fois rentrés “au chaud”.
D’autres problèmes comme l’arthrite fera son apparition ou encore des problèmes respiratoires.
Une séance d’acupression et de shiatsu durant l’hiver permettra de rééquilibrer l’élément eau chez vos animaux et de rendre cette saison, parfois difficile, la plus agréable possible pour vous et vos animaux.

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L’hébergement des chevaux, que de questions…

Qu’en est-il au Ottus Ranch ? Quelques réponses :

Lorsque l’on parle d’hébergement de chevaux, de nombreuses questions viennent habituellement à l’esprit : Comment faire pour que les chevaux soient bien (en fait ça veut dire quoi bien) ? Comment aménager leur espace de vie ? Comment faire pour que ça ne me prenne pas trop de temps ? Comment faire pour qu’ils mangent équitablement ? Etc. Etc.

La liste peut être longue… et vous qui hébergez des chevaux chez vous ou qui avez peut-être le projet de le faire, vous en avez sûrement des dizaines questions qui vous passent par la tête… Jusque là, rien de plus normal !

Avant d’aller plus en avant, nous allons commencer par une question qui vous est adressé, cher lecteur : avez-vous remarqué que la majorité de ces questions commencent inlassablement par le même mot : comment ? On répertorie aussi parfois des questions avec les mots « où (as-tu placé ton râtelier) ? » ou avec « combien (de chevaux accueilles-tu chez toi) ? ».

Nous, humains, sommes à la recherche de solutions pratiques pour apporter des réponses immédiates à nos problèmes. Être à la recherche de solutions, déjà testées et éprouvées, pour répondre à ses propres problèmes n’a rien de mauvais en soin. L’échange de pratiques, surtout si elles sont bonnes tant au niveau relationnel qu’à à un niveau plus pratico-pratique. Comme on dit « les bonnes idées sont toujours bonne à prendre », toutefois dupliquer une solution existante apporte souvent son lot de frustrations : « mais pourquoi cette solution géniale chez untel qui ne fonctionne pas chez moi… ». Ça vous rappelle quelque chose ?

Quand on parle d’hébergement de chevaux, un peu près la seule chose qui est certaine, c’est qu’il n’y a pas de certitude. Notre volonté de trouver des solutions rapides pour satisfaire les pensions de nos protégés, nous fait oublier que la première chose à faire lorsqu’on se trouve face à un problème : s’interroger sur l’origine et la cause de celui-ci pour trouver la réponse la plus adaptée à notre situation.

En effet, chaque situation mérite une réponse contextualisé nourrie par une analyse de la situation, nous y reviendrons.

Ce sont des questions que tous les propriétaires d’équidés se sont posées un jour ; nous également et que nous continuons à nous nous poser. Le but de cet article est de partager la réflexion qui nous a amené à mettre en place le système d’hébergement sur piste tel qu’il existe actuellement au Ottus Ranch. Ce qui va plus nous intéresser dans cet article, ce n’est ni la situation actuelle, ni les aménagements réalisés -bien que nous les aborderons rapidement-, mais la démarche qui nous a amené vers ce système et sa mise en œuvre. Système qui a déjà évolué depuis sa mise en place début 2016 et qui continuera à évoluer à la lumière de nos observations et de nos analyses.

Première parenthèse, inspirée notamment de la permaculture, un des aspects les plus fabuleux lorsque l’on œuvre avec et pour des êtres vivants : c’est que la seule chose prévisible, c’est l’imprévisible. C’est l’essence même de la vie, évoluer en fonction du système auquel on fait partie, des contraintes auxquels on est soumis. Proposer un système rigide, « mort », à un être vivant, c’est l’entraîner vers sa propre perte.

Pour faciliter la lecture, cet article est découpé en plusieurs chapitres, chacun consacré à une question. Cette organisation vous permettra de passer d’une question à l’autre à votre rythme.

L’hébergement des chevaux : pourquoi ?

L’hébergement des chevaux : pour qui ?

L’hébergement de chevaux : où, quand, comment ?

Si ce texte introductif et les trois articles qui forment son contenu, vous a interpellé, n’hésitez pas à le commenter avec vos réactions ou à le compléter avec vos propres expériences.

Nous l’avons vu, c’est un sacré défi auquel s’expose le propriétaire concerné par le bien-être de son cheval… Ensemble on va plus loin dans la réflexion, c’est pourquoi nous vous invitons à consulter le programme des stages et ateliers que nous accueillons au Ottus Ranch. Certains stages sont donnés par des professionnels invités, d’autres donnés par notre soin, par l’intermédiaire du Centre de Formation Holistique pour Propriétaires d’Équidés.

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Pour en savoir plus sur le Ottus Ranch

Le Ottus Ranch est un lieu d’hébergement au cœur et en harmonie avec la nature pour des chevaux et des humains. Nous proposons ainsi des service de pension et de travail des chevaux, ainsi que des locations de gîtes en rondins de bois. Nous accueillons également de nombreux stages sur des thématiques autour des chevaux
Pour venir en séjour chez nous, il n’est pas nécessaire de venir avec son cheval et encore moins de savoir monter à cheval. Tous les amoureux de la nature qui souhaitent profiter du cadre privilégié offert par le Ottus Ranch sont les bienvenus.
Nos missions sont:
  • d’offrir au cheval domestique un style de vie qui se rapproche au plus près de la vie du cheval “sauvage” et donc de ses besoins.
  • de soutenir les amoureux des chevaux à mieux comprendre les besoins de l’espèce et de travailler en harmonie avec ce fabuleux animal.
  • d’offrir à tous les amoureux de la nature, petits et grands, la possibilité de vivre une expérience inédite dans une fuste en rondins de bois et de découvrir la faune et la flore environnante.
Le ranch se situe à Thouron, dans le département de la Haute-Vienne (87), il s’étend sur 32 hectares et se trouve à moins de 30 minutes du centre ville de Limoges. A mi-chemin entre Paris et Toulouse, il ne vous faudra que 3 heures pour rejoindre le ranch, Bordeaux se trouve à 2h30.
Le Ottus Ranch s’engage:
  • à considérer les chevaux d’un point de vue holistique, c’est à dire que nous prenons en compte toutes les facettes du bien-être (physique, mental et émotionnel) dans nos soins au quotidien et dans la relation avec les chevaux.
  • à promouvoir des choix sains et naturels pour les chevaux, que ce soit pour l’environnement dans lequel ils vivent, dans l’alimentation ou dans les soins.
  • à soutenir les propriétaires de chevaux à faire des choix éclairés et à adopter une posture de partenaire avec leur cheval.
  • à proposer des formations permettant de travailler les chevaux selon la philosphie du “natural horsemanhip” et de mieux comprendre les soins selon une approche holistique. Dans le but de renforcer ou de donner les compétences nécessaires aux propriétaires de chevaux.
  • à faire connaître la nature environnante et à respecter la biodiversité.
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Cerf : séjour à l’Ouest

Bienvenue dans le cerf pour un séjour à l’ouest

Dès votre entrée, le ton est donné avec le tapis « navajo » installé sur la paroi derrière le canapé.

Depuis le canapé, vue la nature limousine avec une petite touche « cowboy » avec ce chapeau accroché sur les rondins de votre cabane.

Dans la salle à manger, un tableau de Monument Valley inspirera vos repas. Les sets de table violets et fuschias apportent une ambiance complètement à l’ouest à votre séjour.

Au dessus du lit, un attrape-rêve vous permettra de retrouver la sérénité après une journée bien chargée.

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Coup d’oeil sur les gîtes

Un séjour au Ottus Ranch, c’est l’occasion de découvrir nos gîtes en rondins de bois couverts d’un toit végétal !

Qui n’a jamais rêvé de venir dormir au coeur de la nature dans un gîte respectueux de l’environnement ?
Un peu comme par magie, les gîtes sont sortis de terre tout doucement comme s’ils avaient toujours été là.


Depuis le parking, après avoir emprunté une passerelle en bois, vous vous retrouverez sur la terrasse du gîte.


La terrasse offre une superbe vue dégagée sur les alentours : la magnifique et verdoyante campagne limousine et les chevaux. En contrebas du gîte, vous apercevez l’étang dans lequel les chevaux viennent boire.

Entrons dans le gîte, vous arrivez dans la pièce à vivre. A votre droite, le salon ; à votre gauche, la cuisine et la salle à manger.

Un canapé-lit futon, une table basse et deux fauteuils vous attendent au salon pour passer des moments conviviaux avec votre famille ou vos amis. Si vous ne souhaitez pas vous couper totalement du monde extérieur, une télévision est fixée dans les rondins de bois qui composent le mur.

Passons à la cuisine, équipée pour vous permettre de passer un séjour reposant et gustativement intéressant. Un réfrigérateur, un four micro-onde combi, deux plaques électriques, et des ustensiles de cuisine, vous permettront de préparer vos repas. Une bouilloire et une machine à café vous offriront la possibilité de vous préparer des boissons chaudes à tout moment de la journée. Il y a même un lave-vaiselle pour vous permettre de digérer paisiblement.

La table en bois, dans la salle à manger, n’attend plus que vous ! Le vaisselier situé à côté contient suffisamment de couverts pour partager un bon repas avec vos proches.

Passons du côté de la salle de bain, où vous trouverez une douche multi-jet qui vous permettra de vous détendre après une journée en plein air, des toilette, un lavabo et un chauffe-serviettes.

Depuis la pièce à vivre, on accède aux deux chambres qui vous offrent l’opportunité de vous reposer dans la quiétude qui règne dans ce lieu magique. La chambre principale vous propose un lit double ; une armoire s’y trouve également.

Tandis que la seconde chambre propose deux lits superposés, ainsi qu’une commode.

N’oublions pas, le gîte est équipé de radiateurs éléctriques pour vous permettre de profiter d’un séjour cocooning en toutes saisons.

Vous voulez en savoir plus sur la construction des gîtes ?

Découvrez en plus dans cet autre article : (article en cours de rédaction)