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Deux visions de la médecine

Je pratique et discute sur cette page de soins holistiques, d’acupression, de shiatsu, mais quelle vision de la médecine se cache derrière ces soins? La médecine traditionnelle chinoise, oui, mais que cela veut-il dire? Comment fonctionne-t-elle? Quelle est la philosophie qui se cache derrière?
Il existe deux manières de percevoir le monde qui nous entoure. J’ai été élevée, comme la plupart d’entre vous, selon une vision occidentale de la médecine. Nous voyons, non seulement la médecine, mais le monde qui nous entoure d’une certaine manière.

La vision occidentale

La philosophie des sciences en Occident se base sur le fait que les êtres-humains sont séparés de la nature et que le monde peut être découpé, comme une machine, et réduit aux différentes parties qui le constitue. La philosophie qui est derrière notre médecine actuelle nous vient de la vision philosophique de Descartes. Selon lui, le monde et tout ce qui le compose ressemble à une machine gouvernée par des lois mécaniques. Le corps des êtres-humains est donc vu comme une machine et Descartes précise qu’il y a une nette séparation entre le corps et l’esprit. La médecine occidentale est donc l’étude du fonctionnement de cette machine qu’est le corps. Le médecin est un mécanicien qui intervient parfois pour une opération de maintenance, mais qui, le plus souvent, effectuera des réparations d’urgence, comme par exemple remplacer une pièce défectueuse. Le corps est décomposé en organes, tissus, cellules et molécules chacun vu avec ses propres fonctions. Les anatomistes de l’époque divisaient donc le corps en différents parties, reliées les une aux autres, tout en étant chacune autonomes.

La spécialisation

Par la suite, lorsque la science, la médecine et l’industrie ont commencé à se mélanger, l’âge de la spécialisation a pu faire son apparition. C’est ainsi que les chimistes ont vu le corps comme une usine de produits chimiques que l’on peut contrôler et réguler à l’aide de molécules. Les physiciens, eux, ont vu le corps comme une structure atomique et ont développé les radiations (rayons-X) dans un but de diagnostic et de traitement. Les ingénieurs ont vu le corps comme une structure mécanique et ont inventé des outils pour pouvoir en remplacer des parties défectueuses. Ce sont toutes ces innovations qui ont permis à la médecine une grande avancée et qui permettent les opérations très complexes qu’il est actuellement possible de pratiquer.

L’origine de la maladie

Un autre changement majeur de conception est apparu au milieu du XIXème siècle lorsque Louis Pasteur a identifié une cause de maladie extérieure au corps: les germes. Selon sa théorie, ce sont des microorganismes qui peuvent produire des symptômes spécifiques sur un corps sain qui va alors développer une maladie. Cette théorie a permis d’aider à expliquer les épidémies et de développer des remèdes contre elles.
Cette vision de la médecine a perduré, car, au début du XXème siècle, les médecines qui n’étaient pas basées sur le modèle cartésien étaient considérées comme non-scientifiques et seuls les centres de recherche basés sur ce modèle recevaient des aides financières.
Selon la conception cartésienne de la médecine, le médecin, tel un mécanicien, peut donc uniquement réparer ce qui est “cassé”. Il développe, cependant, un talent pour extraire des tumeurs, pour remplacer des articulations ou encore pour remettre en fonction une glande défectueuse à l’aide d’hormones. Les médecins se spécialisent même toujours plus, il y a des chirurgiens cardiovasculaires, des chirurgiens viscéraux, des neurochirurgiens, des chirurgiens orthopédistes, etc. Toutefois, ces médecins ne sont pas formés pour promouvoir la bonne fonction d’un système, d’un organe ou d’une articulation. Toutes les compétences sont basées sur l’intervention et non sur la prévention.
Le médecin est parfois perçu comme un “facteur” qui peut nous amener de la santé et nous avons alors l’impression que le pouvoir de guérir provient de l’extérieur comme administré par une entité mystérieuse.
Il persiste quelques paradoxes dans notre modèle actuel de la médecine, des thérapies extrêmement efficaces pour traiter un problème existent, mais elles sont dangereuses, toxiques, voire mortelles pour le patient. Il arrive que des maladies soient traitées, mais que la santé du patient ne s’améliore pas pour autant, principalement dû aux différents effets secondaires du traitement… Malgré tout, certaines chimiothérapies, dans certains types de cancers, se révèlent extrêmement utiles.

La vision orientale

La philosophie orientale se base sur le fait que la vie se déroule selon le cycle de la nature. La nature est un système unifié, le Tao, avec deux aspects complémentaires, le Yin et le Yang. La nature est en mouvement constant. Les êtres-humains font partie de la nature et représentent la jonction entre la Terre et le Ciel. La notion du Qi (“chi”) est au coeur de la médecine chinoise. Le Qi est ce qui anime la vie.
Dans cette vision, les êtres-humains sont perçus comme un jardin et le médecin est donc le jardinier dont le but est de cultiver la vie au sein de ce jardin. Ce jardin est un système dynamique qui transforme la lumière du jour et l’eau en tissu vivant: la végétation. Le jardinier a comme rôle de préparer le sol, de semer les graines, d’arroser, d’enlever les “mauvaises herbes” et d’organiser les différentes plantes pour qu’elles profitent au mieux les unes des autres.

Principe de correspondance et harmonie

La médecine chinoise se base également sur la théorie de correspondance. Selon cette théorie, un système peut être en équilibre uniquement si tous les petits systèmes qui le composent sont, eux aussi, en équilibre. Contrairement à la spécialisation de la médecine occidentale, la médecine orientale applique le principe de l’harmonie. Le corps étant vu comme un grand système au sein duquel chaque organe doit être lui-même en équilibre pour que le corps entier puisse également l’être.
Dans la philosophie orientale, les événements se déroulent en association les uns avec les autres, alors que dans notre philosophie occidentale, les événements se déroulent en série, les uns après les autres. En médecine occidentale, une cause unique est donc à l’origine du développement d’une pathologie, tandis qu’en médecine orientale, la cause d’une pathologie provient d’une disharmonie dans le système. Si les disharmonies sont arrangées pour que l’harmonie revienne, la cause de la pathologie disparaît puisque les conditions qui lui avaient permis d’apparaître n’existent plus.
La médecine occidentale va tout logiquement traiter les causes, tandis que la médecine chinoise va traiter les conditions entourant la cause.

L’origine de la maladie

La santé est la capacité d’un organisme à répondre aux différents défis qu’il rencontre, tout en conservant son équilibre. La maladie survient lorsque l’organisme n’a pas su conserver son équilibre et s’adapter au défi qu’il rencontrait. Il y aurait donc une situation préalable de déséquilibre et de disharmonies dans l’organisme qui permettent à la maladie de s’installer.
Comme un jardin, l’organisme a besoin d’équilibre dans ce qu’il contient et ce qu’il reçoit. Il est facile de concevoir un jardin qui a besoin d’eau, d’air et de lumière, mais qui doit les recevoir dans des proportions appropriées pour ne pas risquer d’inonder les plantes, de les assécher ou encore de les brûler.
Le jardinier se trouve parfois dans l’obligation de traiter fortement un problème, comme une invasion d’insectes à l’aide d’un produit, mais il va faire attention à ne pas nuire à la plante. Les médecins en médecine chinoise feront de mêmes, pour soigner une maladie tout en permettant au patient de pouvoir récupérer rapidement, ils vont traiter la maladie tout en travaillant sur les forces de l’organisme.

La prévention

Tels des jardiniers, les médecins veilleront à ce que l’organisme soit en équilibre en étudiant des signes extérieurs. En effet, les êtres-vivants sont, tout comme un jardin, sensibles au climat extérieur. Ainsi, le vent, la chaleur, l’humidité ou la sécheresse provoqueront des effets qui seront directement observables sur l’organisme. Il faut donc s’assurer que le corps soit en équilibre avec ces différents éléments. L’acupuncture, l’acupression et des traitements à base d’herbes médicinales permettent de rééquilibre l’organisme. La force de la médecine chinoise est donc d’identifier un déséquilibre interne, alors qu’à priori l’organisme paraît fonctionner correctement. Cependant, ce déséquilibre provoquerait, s’il subsistait, des dommages au niveau de l’organisme. La médecine chinoise agit donc préventivement.

Faiblesse

La médecine chinoise, voyant les éléments comme interconnectés les uns aux autres, elle ne sépare pas le problème de la personne qui le rencontre. Elle n’est donc pas spécialisée pour analyser si une cellule est bénigne ou non ou encore pour une ablation d’organe. La médecine occidentale, elle, est, au contraire, extrêmement spécialisée et donc compétente pour intervenir sur des problèmes précis.

Complémentarité

Les deux visions sont donc complémentaires l’une à l’autre. Il me paraît judicieux d’adopter le point de vue oriental pour agir préventivement à la maladie ce qui permet d’éviter des souffrances, que ce soit pour nous ou pour nos animaux. Et si malgré tout, une maladie aigue se produit, la médecine occidentale peut sauver la vie d’un animal en « ôtant » le problème. Après, la médecine orientale prendra le relais pour rétablir les bonnes conditions pour que le jardin puisse s’épanouir au mieux et rester en équilibre.

Ecrit par Orianne Holistic Care & Horsemanship
Source: “Between Heaven And Earth: a guide to chinese medicine”, Harriet Beinfield & Efrem Korngold

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Le sidepull, le licol et la monte sans mors

J’entends souvent dire « je veux monter mon cheval avec un sidepull, car je ne veux pas le monter avec un mors ».

Dans cet article je vais faire un tour d’horizon des différentes ennasures (par analogie avec l’embouchure qui a une action sur la bouche, l’ennasure a une action sur le nez) et de celles que j’utilise et dans quelles circonstances.

Dans ma philosophie de travail, la finalité est de monter un cheval en cordelette (uniquement avec une corde autour de l’encolure). Pour y parvenir, j’utilise différents types d’ennasures à des moments clés en fonction de l’évolution du cheval : de son entraînement mental, de sa coordination et de sa musculature.

Une remarque cependant à ce propos, je parle de monter un cheval en cordelette dans un endroit clôturé, car pour des raisons de sécurité vis-à-vis des autres personnes, animaux, véhicules, objets ou autre, je ne m’aventurerai pas en extérieur uniquement avec une cordelette. Ceci, même si je fais pleinement confiance à mon cheval, il y a trop d’événements imprévus qui pourraient avoir de graves conséquences.

J’utilise le sidepull au moment du débourrage du cheval pour que les demandes soient les plus précises possibles dans son apprentissage des directions. Le travail avec un sidepull est similaire à celui que l’on peut effectuer avec un mors de filet, à savoir principalement des rênes d’ouverture. Il s’agit donc de l’outil idéal pour préparer un jeune cheval. Cet outil ne demande pas un niveau de technicité très élevé (pour le cheval et le cavalier) et s’adapte à de nombreuses situations. Il peut donc être utilisé au débourrage ou au début du travail si des dents de loups gênent le jeune cheval, mais il sera également possible d’y revenir plus tard dans le travail du cheval.

(source kramer.fr)

En fait c’est quoi un sidepull ? Beaucoup de brides sans mors sont appelé comme tel, mais ce ne sont pas des sidepulls. Voici un exemple de ce que j’appelle des ennasures de type sidepull.

(source kramer.fr)

Il existe des modèles qui comportent une muserolle en corde, en rawhide (cuir cru non tanné) ou en cuir. On entend parfois dire que certains sont plus « méchants » que d’autres pour le cheval, mais tout est une question de main lors de son utilisation. Une traction forte sur une muserolle en cuir sera bien plus désagréable qu’une main douce sur une muserolle en corde. Une muserolle en corde ou en rawhide agira plus précisément que le cuir sur le nez du cheval, elle sera donc à privilégier pour un cheval ayant un niveau de dressage plus avancé. Il ne faut, en effet, pas oublier que la muserolle du sidepull repose sur une partie très innervée du nez du cheval et un contact trop fort pourrait être très désagréable pour lui. Je dirai que le choix de la muserolle est en fonction de la préférence de chaque cheval en fonction de sa sensibilité.

(source kramer.fr)

Ce qui caractérise le sidepull est cette partie en Y inversé sur le côté, ainsi que la fixation des rênes sur les côtés au niveau des joues du cheval. Cette partie en Y inversé permet de stabiliser le sidepull lors des demandes.

 (source wikipedia.org)

Ce licol –appelé parfois « licol éthologique », mais je lui préfère l’appellation licol en corde, ou licol à noeuds– n’est pas un sidepull. Quand bien même, il existerait des modèles avec des anneaux sur les côtés pour y accrocher des rênes, cela ne transforme pas un licol à noeuds en sidepull. Ce type de licol a été popularisé récemment dans la culture équestre, et reste, malheureusement à mon avis, victime d’un effet de mode. Bien qu’il est possible d’avoir un cheval équilibré lorsqu’il est monté avec ce type de licol, il est malheureusement très rare qu’il soit utilisé correctement et à bon escient.

Un cheval qui porte sa tête vers le bas n’est pas pour autant équilibré ; par cheval équilibré, j’entends un cheval qui ne porte pas la grande majorité de son poids sur ses épaules, qui engage ses postérieurs et qui remonte son dos en contractant ses muscles abdominaux. Lorsque je travaille un jeune cheval, je vais en premier lui apprendre à descendre son encolure pour faire fonctionner la connexion entre son ligament nuchal et son ligament supra-épineux. Ces deux ligaments jouent un rôle très important dans le maintien postural et éviteront des problèmes dorsaux ultérieurs. Dans la suite du travail avec le cheval, je lui demanderai une attitude qui impliquera un travail plus important de sa musculature. L’encolure vers le bas est une première étape qui ouvre la voie vers une utilisation plus complète de ses muscles, notamment les muscles fessiers et abdominaux, dans le respect de sa physiologie.

Ce type de licol permet de faire des demandes très précises au cheval, toutefois j’observe souvent des cavaliers qui exercent une forte pression sur le licol pour avoir une réaction de la part du cheval. Parfois, j’observe également ce type de licol utilisé avec « mouton » sur la muserolle afin d’éviter que la corde blesse le cheval ou -pire encore- car celui-ci ne supporte le contact des noeuds sur son nez. Ces situations sont aberrantes. Si une forte traction doit être exercée sur les rênes, par exemple au point que l’attache du licol entre en contact avec la poitrine du cheval –vous êtes-vous déjà filmé lors d’une séance de travail pour observer l’utilisation de vos mains ? je le fais régulièrement et c’est très enrichissant– c’est que le cheval ne comprend pas ce qui lui a été demandé. Soit le cheval n’est pas encore prêt à recevoir ce type d’ordre, soit il n’apprécie pas les contacts sur les parois de son nez, fortement innervée je le rappelle, soit sa musculature ne lui permet pas de répondre à la demande du cavalier ou encore l’assiette du cavalier déséquilibre le cheval. Dans tous les cas, ce licol n’est pas (encore) adapté au couple cavalier/cheval. Il conviendrait de choisir un autre type d’ennasure ou d’embouchure plus adaptée dans la situation actuelle.

Personnellement, je n’utilise pas ce licol en corde pour le travail en selle, mais je l’utilise pour le travail à pied. Pour le travail en selle, je lui préfère le bosal.

Le bosal est un outil qui demande une main fine et beaucoup de précision dans les demandes. Le mieux pour apprendre à l’utiliser correctement est de se tourner vers un professionnel spécialisé dans ce type d’ennasure. Techniquement, ce qui est appelé bosal est uniquement la partie en rawhide (cuir cru non tanné). Lorsqu’il est assemblé avec son support (hanger) et sa mécate (rênes typiques du bosal qui se nouent de manière à former des rênes et une corde), il est appelé hackamore (à ne pas confondre avec le hackamore mécanique). Personnellement, j’utilise le bosal pour avancer dans le travail de dressage avec le cheval, c’est à dire une fois que le cheval a été débourré au sidepull et qu’il a commencé à apprendre le travail de base avec un mors de filet. J’alterne ensuite des séances avec le bosal et des séances avec un mors. J’apprécie également l’utilisation du bosal lorsque je me rends en extérieur avec un cheval. Le travail latéral étant difficile à obtenir sur un jeune cheval avec un bosal, il est nécessaire d’utiliser également le sidepull ou le mors de filet. On entend parfois dire que le bosal est une ennasure dangereuse qui peut blesser le cheval, oui c’est le cas, mais ce n’est pas pire qu’une autre ennasure ou embouchure utilisée par un cavalier ne comprenant pas son fonctionnement et n’ayant pas l’expérience nécessaire à sa bonne utilisation.

Le hackamore mécanique qui, je le rappelle, est différent du hackamore constitué du bosal + hanger + mecate. Je n’utilise pas de hackamore mécnanique dans mon travail avec les chevaux, je n’en parlerai donc pas plus ici, mais c’est une ennasure à ne pas mettre entre toutes les mains, car de part son effet, les risques de fractures du nez du cheval sont réels.

(photo par Olgalady)

En conclusion, vouloir monter sans mors, c’est très intéressant et ouvre une nouvelle dimension dans le partenariat avec son cheval. Cependant, il convient de choisir l’ennasure qui nous correspond le mieux à nous et notre cheval, en fonction de notre capacité à utiliser les aides à bon escient, à utiliser le poids de son corps pour guider le cheval (l’assiette, j’en parlerais dans un prochain article consacré à l’équitation centrée) et également du niveau de dressage de notre cheval. En cas de doute ou de questions, faites appel à un professionnel spécialisé dans l’ennasure de votre choix.

Vouloir monter sans mors pour suivre le phénomène de mode n’est pas une bonne idée à mon avis. Le cheval, quel que soit son âge et son niveau de dressage, doit être travaillé de manière à ce qu’il puisse être équilibré. Un jeune cheval, qui accueille un humain sur son dos depuis peu de temps, doit pouvoir se muscler correctement pour bien préparer la suite de sa vie. Le renforcement de la musculature doit faire partie de l’entraînement du cheval au dressage avancé afin de préserver son capital santé et d’être mieux avec son cavalier sur son dos. Et c’est aussi vrai pour un vieux cheval, qui ne travaille plus qu’occasionnellement, mais pour lequel un travail de renforcement de sa musculature dorsale est indispensable pour l’accompagner au mieux dans le processus de vieillissement. Vouloir être « gentil » et ne pas mettre de mors, mais tirer constamment sur les rênes, avoir un cheval  qui creuse son dos, mais qui n’a aucun engagement de la part de ses postérieurs, c’est plus irrespectueux et mauvais pour sa santé que de lui mettre un mors, utiliser des effets de mains doux et d’avoir son cheval équilibré.

Philosophie de travail du cheval

Notre philosophie de travail s’étend au-delà des conceptions humaines concernant le style d’équitation et encore plus au delà du matériel utilisé. Autrement dit, peu importe la race du cheval, le type de selle utilisée, le type de bride, de mors ou son absence. L’élément le plus important est la relation qui est créée entre l’humain et l’animal.
Le cheval doit associer l’humain à son « leader ». Dans un troupeau de chevaux dans la nature, le cheval leader, ou le cheval qui conduit pourrait-on également traduire, est le cheval qui décide où va le troupeau, quand il se déplace et dans quel but. Ce rôle de leader est différent du rôle de dominant, ce n’est pas le même cheval qui va avoir les deux rôles. Dans notre relation avec un cheval, l’idée n’est donc pas d’être dans un rapport de « dominant-dominé », mais de « guide-suivant ». On entend également fréquemment parler de « leadership » en opposition à une relation de dominance.
Au cours des époques et au cours de la domestication du cheval, ce dernier a souvent été dominé par l’humain. Cette relation de dominance a pu parfois fonctionner avec certaines méthodes d’entraînement, mais avec comme corolaire l’apparition de peurs et d’autres comportements qui sont à l’opposé de ce qui est recherché dans notre philosophie.

La première étape pour être identifié par le cheval comme étant celui à suivre (leader), c’est la construction d’une relation de confiance avec lui. De quelle manière créer une relation de confiance avec un cheval ? Avant tout en ayant confiance dans les actions que nous entreprenons pour nous-mêmes, pour notre cheval et avec lui. Aller au-delà des erreurs que nous faisons tous pour les transformer en variations souhaitées. Par exemple, lorsque nous faisons une erreur avec notre cheval, utiliser cette erreur pour rebondir sur un nouvel exercice. En ne doutant plus de nos capacités, en ne restant pas bloqué sur nos erreurs, nous pouvons évoluer et apprendre à nous faire confiance. Il ne s’agit pas d’avoir toujours raison, mais de savoir rebondir et improviser. Les chevaux sont au-delà des conceptions très humaines du juste et du faux, pourquoi donc s’y attarder au lieu de créer son propre chemin ? Chemin que suivra notre cheval sans hésitation. Le travail n’est pas d’apprendre au cheval à avoir confiance en nous, mais d’avoir confiance en nous-mêmes. La confiance du cheval viendra alors toute seule et naturellement.
La deuxième étape est la cohérence. Dans notre vie quotidienne, avec les divers stress auxquels nous sommes en permanence soumis, nous avons tendance à nous éparpiller. Nous effectuons certaines actions sans nous souvenir de la raison pour laquelle nous les avions commencées, nous enchaînons et mélangeons plusieurs actions en mêmes temps, en ne les achevant pas toutes. En résumé, nous ne sommes peu cohérents. C’est cependant en regagnant en cohérence que nous deviendrons celui que notre cheval voudra suivre. Ce principe de cohérence sera à garder tout le temps à l’esprit et permettra donc d’adapter les demandes que nous avons pour un cheval à son âge, à sa compréhension, à son entraînement, etc. En étant cohérent dans nos actions, notre cheval ne se perdra pas et nous continuerons dans le développement de la relation que nous recherchons avec lui.


De nombreux autres éléments seront importants dans la création de la relation avec le cheval, mais ils découlent principalement des principes de la confiance et de la cohérence. Ainsi par exemple, le cheval aura besoin de se sentir en sécurité pour avoir envie de suivre l’humain, mais une personne qui a confiance dans les actions qu’elle entreprend créera un sentiment de sécurité autour d’elle. De même, qu’une personne qui se fait confiance et qui est cohérente dans ses actions paraîtra plus déterminée qu’une autre, la détermination étant un autre principe clé pour être identifié comme celui à suivre.
Une fois la relation créée, il sera important d’y travailler constamment et ce à tout moment et durant toute la vie du cheval, il ne s’agit pas d’y travailler une fois et de considérer cela comme acquis.
D’autres éléments sur lesquels nous travaillons pour nous mêmes et pour les chevaux sont les notions d’équilibre, que ce soit au niveau psychique et physique, tant pour le cheval que pour le cavalier. Pour l’humain il peut s’agir de pratiquer le yoga ou d’autres disciplines et méditations qui permettent un ancrage et un recentrage de soi-même. Pour le cheval, il convient de lui offrir une vie qui correspond le mieux à ses besoins fondamentaux, ces derniers se retrouvent au sein de nos Equi-Pistes. En ce qui concerne le physique, l’entraînement du cheval est indissociable de celui de son cavalier. En effet, comment serait-il possible de demander à son cheval d’être équilibré si le cavalier ne l’est pas ? Un cheval qui trébuche n’est souvent que la conséquence d’un cheval pas équilibré et d’un cavalier dont l’assiette dérange son cheval.

En lisant ces quelques lignes vous avez l’impression que cela est très compliqué et que vous n’y arriverez jamais avec votre cheval ? Rassurez-vous cela est normal, il s’agit surtout d’éléments dont il faut avoir conscience lorsque nous travaillons avec un cheval. Ce sont des principes à garder à l’esprit pour savoir vers quoi tendre, vers quelle direction, quel est le but dans notre travail, pour nous-mêmes et pour les chevaux. C’est de cette manière que nous allons faire un premier pas en direction d’un gain de confiance et de cohérence.
Ensuite, vient le style d’équitation… selon l’inspiration et les préférences individuelles. Nous avons choisi de nous tourner vers le dressage western par intérêt particulièrement pour des disciplines comme le horsemanship, le trail ou le pleasure, mais également vers l’équitation d’extérieur. Le travail au sol, comme base de toute équitation et formation du cheval et du cavalier et cela à tout moment. La monte sans mors, oui bien sûr, mais comme finalité, lorsque le cheval et le cavalier peuvent travailler en équilibre. C’est également le point de départ de formation du cheval grâce au sidepull.

Vous pouvez consulter cet autre article sur le sidepull pour en savoir plus : http://www.ottusranch.com/2018/02/le-sidepull-le-licol-et-la-monte-sans-mors/

Acupressure ?

Qu’est-ce que l’acupressure ?

L’acupressure (ou acupression) est une technique qui consiste à appliquer sur la surface de la peau une pression avec les doigts pour stimuler une réponse de soin. Elle permet d’améliorer la santé et le comportement d’un animal.

L’acupressure est basée sur les théories de la médecine chinoise et sur celle des 5 éléments. Cette théorie soutient que chaque animal est un mélange de 5 éléments (bois, feu, terre, métal et eau). Un de ces éléments est dominant et définit la personnalité, le fonctionnement et la prédisposition à certains soucis de santé d’un animal.

Les autres éléments étant plus faibles et l’élément dominant pouvant avoir tendance à s’épuiser, il est alors possible d’offrir un soutien à l’animal par de l’acupressure. Des situations particulières (maladie, accident, déménagement, concours, vieillesse, mauvaise alimentation, etc) peuvent avoir une influence sur l’équilibre des 5 éléments et ainsi perturber la circulation de l’énergie dans le corps.

En appuyant sur des points précis à la surface de la peau, il est possible d’entrer en contact avec les méridiens (voies de circulation de l’énergie dans le corps). Une séance d’acupressure permet donc d’améliorer cette circulation d’énergie et d’éviter des blocages qui pourraient faire apparaitre des maladies ou d’autres difficultés.

Le travail en acupressure comprend également une part de travail énergétique et de massage shiatsu.

Les bienfaits d’une séance

  • Améliorer le bien-être, la vitalité
  • Renforcer l’immunité
  • Soutenir le système digestif (coliques, diarrhées, constipation, etc)
  • Améliorer la mobilité, la souplesse
  • Aider en cas de problèmes de peau, d’allergies, de verrues et sarcoïdes
  • Aider en cas de difficultés respiratoires (toux, allergies, asthme, etc.)
  • Aider en cas de chaleurs douloureuses, ou irrégulières
  • Aider le vieillissement, mais également la croissance
  • Offrir un soutient en cas de comportements difficiles (forte dominance, excitation, difficultés de concentration, etc.)
  • Soulager en cas de boiterie, de douleurs au dos, etc.
  • Et encore de nombreux autres…

Quand effectuer une séance ?

Une séance d’acupressure est particulièrement recommandée dans les situations qui pourraient poser un souci à votre animal ou dans votre relation avec lui. L’acupressure peut également apporter un soutien dans la préparation d’événements particulier (concours, déménagement, etc).

Une séance d’acupressure peut également être l’occasion d’offrir un moment de bien-être à votre compagnon, il n’est pas nécessaire d’attendre un problème de santé ou un événement particulier.

ATTENTION , une séance d’acupressure ne remplace pas un vétérinaire. En cas d’urgence vitale pour l’animal il faut appeler le vétérinaire en premier. Par contre un travail en partenariat avec le vétérinaire et les autres professionnels de la santé (ostéopathe, etc) est tout à fait souhaitable.